About miracle mornings

Mais c’est quoi, le miracle morning ?

Il y a quelques mois maintenant, Hal Elrod a mis un grand coup de pied dans la fourmilière de nos vies quotidiennes avec son livre Miracle morning. Phénomène planétaire, il y prône une vie plus épanouie, plus riche, plus satisfaisante grâce à un principe très simple : levez-vous très, très tôt le matin et prenez le temps de faire des choses pour vous. Mais lorsqu’on dit « très tôt », c’est vraiment tôt, on parle de 5h30 du matin.  L’idée, c’est de profiter de cette fenêtre de temps supplémentaire pour :

  1. Réussir à vous lever facilement
  2. Prendre le temps de faire des choses pour vous
  3. En cumulant ces morceaux de temps personnel, réaliser ses rêves.

Dit comme ça, c’est sûr que ça fait rêver. Et si notre véritable moi, celui qui brille et qui est épanoui, n’était finalement qu’à un réveil matinal de notre nous actuel ?

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Alors oui mais…

Plusieurs choses me dérangent avec cette méthode et je vais essayer de les exposer de manière ordonnée.

D’abord, ça me fait penser à tous ces posts, articles ou memes qui présentent des gens ordinaires ayant accompli des actions extraordinaires, du moins pour eux, et qui concluent avec un bon gros « What’s your excuse ? » Une façon de sous-entendre que, si tu n’as pas fait tes cinq heures de sport chaque jour après ton accouchement alors que Madame Untel a bien réussi, bah, t’es quand même pas loin d’être une looseuse. Que Madame Untel ait réellement fait ça, c’est une chose, et si elle y trouve son compte tant mieux pour elle. Mais qu’on ne vienne pas me présenter sa performance personnelle comme une échelle de comparaison avec ma propre vie.

C’est ce premier point qui m’ennuie avec le Miracle Morning. Tel que je le vois, j’ai l’impression qu’il dit aux autres, à ceux qui n’arrivent pas à se lever facilement, quelque chose comme « Hé les baltringues, faites un effort, vous n’êtes qu’à 70% de ce que vous pourriez être, c’est quoi votre excuse ? ». Or on peut très bien avoir une vie épanouie et en être fier, même si le réveil ne sonne qu’à 6h40… Et même si l’on trouve que c’est encore bien trop tôt pour se lever.

Ensuite, comme toutes les méthodes, celle-ci propose une liste de six choses à faire le matin, le Life S.A.V.E.R.S (là encore le champ lexical m’agace un peu). Voici l’acronyme déroulé :

  1. S – Silence
  2. A – Affirmations
  3. V – Visualization
  4. E – Exercise
  5. R – Reading
  6. S – Scribe

Il s’agit donc, de prendre du temps pour méditer, pour lire, écrire, faire du sport, et plus nébuleux : affirmer et visualiser. Se répéter, à soi, des phrases décrivant la personne que l’on souhaite devenir et visualiser notre journée en se concentrant sur les émotions positives que cela nous évoque.

Mais est-ce que, avec cette méthode tout de même très dirigiste, on n’irait pas justement à l’encontre de nos individualités ? Si cela convient à l’un de se poser en silence avant de se répéter qu’il est beau, puis de lire quatorze pages de son roman et d’écrire trois alexandrins, ce ne sera pas le cas de tout le monde ! Qui est Hal Erold pour dire que ces six actions feront de nous des êtres accomplis ?  Je n’ai pas lu son livre et donc je ne peux que supposer – espérer – que ces six actions sont adaptables à chacun, mais je n’aime pas l’idée de devoir se forcer, de faire quelque chose « parce qu’il faut », sans que cela ait réellement un sens pour nous.

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Perso, depuis ma reprise du boulot en Juin dernier, dès que j’entendais le réveil sonner, j’enfilais ma brassière, un pantalon, et je descendais pour vingt-cinq minutes de fitness. Un moment à moi seule, accompagnée par la fraîcheur du matin et le coaching vidéo sur Youtube. Après ça, c’était parti pour la douche, le petit déj en écoutant la radio (et en amoureux, c’est plus sympa), puis le thé à savourer pendant la tétée du matin, avec un peu de lecture. Mon morning n’avait rien de miracle mais je peux te dire que c’était une très belle façon de commencer la journée.

J’en parle au passé parce que depuis trois semaines, le vénérable lardon ne fait plus du tout ses nuits. Difficile de savoir si c’est parce qu’il a mal au ventre, parce qu’il a appris à se retourner, parce que gencives ou parce qu’il fait très chaud dans sa chambre, mais toujours est-il qu’au lieu des fameuses nuits annoncées à partir de 4 mois, nous sommes passés à 2, 3, 4 réveils nocturnes… Comme c’étaient les vacances, le rythme avait changé, et on verra à la reprise si je reprends le sport du matin ou si je profite pour prolonger un peu ma nuit.

Quoi qu’il en soit, je ne me flagelle pas parce que je n’arrive plus à me lever tôt… Si en ce moment j’ai besoin de sommeil, bah c’est comme ça. Demain j’aurai peut-être besoin de muscler mes obliques, après-demain de presser mes oranges fraîches tous les matins. Je pense qu’être épanoui, ça commence par faire un maximum de choses qui nous font du bien, qui nous font plaisir. Et pas suivre à la lettre des consignes qui prétendent nous emmener à cet état de grâce. Par contre, si l’on a un projet, un rêve ou un idéal à atteindre, l’idée du miracle morning n’est pas déconnante. Elle suppose toutefois qu’on ait pas trouvé de meilleur créneau dans la journée pour se consacrer à son projet. Certains sont ultra-performants le matin, d’autres le midi, d’autres tard le soir… Dans tous les cas, l’idée est toujours de s’adapter à ses propres besoins. J’ai peur que le miracle morning fasse encore culpabiliser des gens qui ne sont tout simplement pas faits pour ce mode de vie.

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Dernier point, soulevé à juste titre par Hal Erold : il faut avant tout travailler sur notre façon de se réveiller. Et le réveil chez nous, ce n’est certainement pas un snooze qui hurle à l’oreille ou un robot qui court se planquer à l’autre bout de la chambre en sonnant à pleins haut-parleurs. De la même façon que mes parents ne me réveillaient pas en allumant le plafonnier et en soufflant dans une vuvuzela, je pense que la douceur est essentielle à un bon réveil. Alors certes, parfois on ne saute pas immédiatement du lit, parfois on lézarde en maudissant cette nécessité de se lever, parfois il faut un gros coup de pied au cul et certains ont besoin d’un Manson hurlant à leur oreille pour sortir du lit. Mais pour se réveiller en forme, il existe aussi des méthodes assistées, comme les bracelets électroniques qui détectent dans quelle phase du sommeil vous êtes, et vous réveillent justement au meilleur moment. Avec l’exercice il paraît qu’on peut adapter l’heure de son coucher pour se réveiller au bon moment le matin – ce qui semble logique puisque nos cycles de sommeil ont une durée connue. Il n’y a pas forcément besoin de se réveiller à 5h30 et d’aller méditer pour se réveiller correctement et passer une journée épanouissante.

Enfin, c’est mon point de vue  🙂

Et vous ? Avez-vous testé la méthode ? Qu’en pensez-vous ? Avez-vous un rituel du matin qui vous fait kiffer vos journées ? (et accessoirement, un ou plusieurs lardons qui vous le piétinent allègrement ? 😀 )

DIY – La toile lyrics

Et non pas lyrique ! Ici, il s’agit bien de paroles de chanson. En fait, je suis toujours dans les travaux/déco de la chambre du rez-de-chaussée, celle qui n’a pas de peinture aux murs et où j’ai thanatopracté mon ficus ici.

En attendant que nous trouvions le temps de finaliser les murs, j’ai filé chez Action un beau matin de congé mat’, et je suis ressortie avec une grande toile blanche à moins de 4 euros – hé ouais, c’est exactement ça la magie d’Action 🙂 ! Je n’avais pas encore d’idée précise en tête, mais à ce prix-là j’avais envie de me faire plaisir.

D’abord, j’ai eu envie d’une toile noire sur laquelle j’aurais disposé des pétales dorées en cercles concentriques, un peu comme là-dessus :

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Ah c’est marrant, ça vient de Pinterest ! #TiensDonc

J’ai donc ressorti mes classeurs d’échantillons de papier peint, qui s’ils ne seraient esthétique dans aucune décoration, ont au moins le mérite de me servir sur différents petits projets maison. C’est mon côté au-cas-où-tiste qui parle, mais n’empêche qu’avoir plein de papiers, c’est comme avoir plein de tissus : un jour, ça servira. Peut-être. 🙂

Après avoir consciencieusement découpé mes pétales, je les ai disposées sur ma toile préalablement peinte en noire, et là… Surprise ! Je trouvais ça super moche. Genre, gros raté. C’était au début de l’Euro de football et la toile naufragée a traîné dans le salon jusqu’à la finale tragique contre le Portugal. Entre temps, j’ai eu une autre idée. Elle a germé, germé, et j’ai fini par la mettre à exécution hier, pendant une sieste du lardon. C’est rapide, plutôt facile, et je suis fan du résultat. Comme ce tableau ira dans une chambre, j’ai choisi des paroles de chanson qui évoquent le sommeil : celles d’Eurythmics, Sweet dreams are made of this. Comme c’est une chanson qui n’évoque pas exactement les petits moutons au pays des rêves, j’ai choisi une police d’écriture particulière et une méthode – le pochoir – qui me permettait d’obtenir un résultat irrégulier, un peu « grunge ». Je vous laisse juger, le DIY est ci-dessous ! 🙂

La toile Lyrics

Il faut :  

  • une toile sur canevas
  • de la gouache blanche
  • un pinceau assez fin et surtout précis
  • un cutter
  • un PC et éventuellement une imprimante
  • une feuille A4 pas trop épaisse

Les étapes :

  1. Si vous avez une imprimante, écrivez les lettres qui reviennent dans votre phrase (ici, i, f, h, s et S, o, e, a, m, w, t, d et r pour Sweet dreams are made of this), dans une police en gras et assez gros. J’ai choisi l’inimitable Courier New.
  2. Imprimez les lettres, ou si vous n’avez pas d’imprimante comme moi, mettez la luminosité de l’écran à fond et placez une feuille blanche dessus pour décalquer les lettres par transparence.
  3. Découpez au cutter ou au scalpel (pour un résultat moins irrégulier, mais moi ce n’est pas ce que je voulais), le contour des lettres.

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4. Positionnez le pochoir sur la toile. Eventuellement vous pouvez faire le repérage préalable des lettres au crayon à papier, mais tout léger léger dans ce cas.

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5. Sur cette photo, je n’avais pas été maline : il vaut mieux découper chaque lettre pour obtenir des pochoirs individuels, sinon bonjour l’attente entre deux séchages 🙂 Bref, c’est le moment de positionner sa lettre et de tamponner au pinceau. Attention à bien plaquer le papier contre la toile, sinon bavures…

6. Pour finir, j’ai repris mon pinceau sans le pochoir et j’ai passé une seconde couche sur mes lettres.

Et voilààà ! C’est tout 🙂

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En la découvrant, l’Homme m’a demandé si c’était normal que tout l’espace en haut à gauche soit vide, et j’ai répondu avec un grand soupir de diva. Il m’a donc dit : « Ah, je vois : c’est de l’art, c’est ça ? »

Il a tout compris 🙂

A few words between brackets

La vie frappe, partout, tout le temps. Dans les AVC, les cancers, les accidents de la route, les attentats, les coeurs qui cessent de battre sans aucune explication. D’abord on grandit en se disant que cela n’arrive qu’aux autres. Puis, comme si l’on était dans une forêt par un orage, la foudre commence à frapper de moins en moins loin. Elle finit par nous atteindre au coeur, coupant nos souffles et l’insouciance de nos élans. Hébété, on tombe à genoux. On pleure parfois, on crie beaucoup, on sent gonfler la colère et l’incompréhension. Puis lentement, on se souvient qu’on n’a rien à faire là, assis par terre dans une forêt humide. Il y a des gens qui nous attendent, des choses à voir, à faire, à lire. Le coeur est plus lourd et il se strie de cicatrices qui pâliront avec le temps.


Moi par exemple, j’ai le coeur plus lourd encore à l’annonce de cette nouvelle attaque à Nice, peut-être parce que le lardon dort à côté de moi. Pourtant, j’ai déjà une jolie collection de cicatrices – mais je découvre un sentiment nouveau, qui ressemble à de la peur.

Je crois qu’il n’y a pas grand chose d’autre à faire qu’aimer et instruire nos enfants. Les aimer pour qu’ils comprennent l’intérêt de protéger la beauté du monde, les instruire pour qu’ils sachent comment le faire.

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DIY – Le matelas TorcheFesses

C’est beau comme nom, n’est-ce pas ? J’aime bien la sonorité un peu Harry Pottesque, ça pourrait très bien être le nom d’un sort façon toilettes Japonaises. Mais malheureusement, il n’y a rien de magique derrière : jusqu’à preuve du contraire, j’ai toujours besoin de mettre les mains dans le cambouis pour nettoyer l’élégant fondement de mon non moins élégant lardon. C’est d’autant plus sportif que ce dernier aime bien, de temps à autres, me gratifier d’une production cactée au moment où plus aucune couche ne protège le matelas. Enfin, des choses classiques de la vie de parents quoi 🙂

Le problème du matelas reste le même lorsque nous sommes en vadrouille, et il s’ajoute une problématique de confort et de praticité. Jusqu’à maintenant, en mère indigne que je suis, j’utilisais une taie de traversin pour protéger les surfaces, et les couches s’entassaient en vrac dans mon sac à main. La taie en question appartenait à l’Homme lorsqu’il était dans sa période « adolescence rebelle, linge de lit à motifs chinois et scooter débridé », donc je n’avais aucun scrupule à la sacrifier 🙂  Mais voilà, le besoin d’un vrai matelas nomade se faisait de plus en plus pressant.

Or, je viens de finir mon sac à langer maison, qui ferait hurler n’importe quelle couturière aguerrie tellement il est réalisé grossièrement. Si je continue à coudre, ce sera typiquement le genre d’objet que je regarderai dans cinq ans, émue aux larmes, en me disant « Oh lord, j’ai vraiment produit un objet aussi laid ? Sans finition passepoilée, pas même un smocks ou un pli religieuse ! » avant d’étouffer un petit rire offusqué. Oui, dans le futur, j’ai des allures de bourgeoise anglaise à chignon haut 😉

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Tadaaa ! Ils sont pas beaux mes cocotiers ? 

Et puis, Pinterest aidant, comme d’habitude, je suis tombée sur ce tuto de Pour mes jolis mômes. La pochette m’a tout de suite séduite : lorsqu’elle est fermée, elle n’a pas du tout une allure de matelas à langer. A l’intérieur se cachent deux poches bien pratiques. Elle est hyper facile à faire et avec deux tissus différents, y’avait moyen de faire quelque chose de canon. Bref : j’ai filé chez Mondial Tissus et hop, une journée plus tard, j’avais ma pochette.

J’ai toutefois apporté des modifications au patron de base. En effet, Pour mes jolis mômes y a installé une serviette éponge amovible. Moi j’ai préféré utiliser directement un tissu en toile cirée : comme ça, en cas de surprise atomique, un coup d’éponge et on n’en parle plus. Bon, ce sera sûrement froid et pas ce qu’il y a de plus agréable pour le bébé, mais en même temps il n’avait qu’à pas faire caca en dehors de la maison. (Ouuuuh ! 😀 )

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Tada bis ! La toile cirée version 2016 a des allures scandinaves 🙂

Quand j’ai débarqué avec ma toile cirée l’Homme n’a pas pu s’empêcher de râler : « Hann, c’est moche et ça puuue la toile ciréehann » Alors en fait non ! Maintenant on fait des modèles très contemporains, tellement fins que je n’ai eu aucun problème pour les coudre, et puis pour l’odeur, je n’ai rien senti…

Ce modèle comporte un petit coussin pour la tête du lardon, c’est pas le luxe ça ? Et maintenant, mon sac ne ressemble plus à une pochette cadeau Pampers. Bref, maintenant j’ai hâte de partir en vadrouille pour tester tout ça… 🙂

El Gringo Latino – Bourges

Dans une ville de la taille de Bourges, qui compte moins de deux cent restaurants, avoir un Mexicain n’était pas gagné. Avoir un bon Mexicain, encore moins. Alors, si le Gringo Latino pêche par certains aspects, il constitue quand même une bonne surprise. Petite présentation !

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Source : TripAdvisor

Une première expérience loupée

Nous avions d’abord découvert le Gringo en groupe de six, un soir d’hiver. Impossible de louper ce petit restaurant de la rue Porte Jaune : sa devanture orange attire l’oeil immédiatement. A l’intérieur, la même couleur domine : pas de doute, l’ambiance est chaleureuse et colorée. Sauf que cette chaleur, nous ne l’avons pas retrouvée dans le service : peut-être était-ce parce que nous sommes restés tardivement (vingt-deux heures), mais nous avons eu la sensation de déranger. Le patron semblait réellement s’impatienter et n’avait plus rien de souriant lorsque nous sommes venus régler la note. Donc une première impression décevante, alors que la nourriture était bonne, copieuse et proposée à des prix corrects !

Et finalement…

Mues par une envie d’exotisme, nous y sommes retournées entre filles un midi. Cette fois, le sourire était présent et le restaurant bien rempli. Pour un peu moins de dix euros, nous avons mangé de bonnes fajitas au poulet et un thé en dessert, et une quesadilla géante au poulet et tomates, qui ressemble finalement à une grande pizza. Mais super bonne, attention !

Confortées par ce second essai, nous avons emmené nos hommes pour ce qui fut mon dernier resto entre potes avant l’accouchement. Oui, quand on réfléchit principalement avec son estomac, ce genre de détails est capital 😉

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Je suis restée sur mes délicieuses fajitas, cette fois au boeuf et poulet mêlés. Les hommes ont tenté des plats typiques, chili con carne, boeuf au chocolat (oui oui !). Bien parfumés, les plats n’arrachent pas la figure et sont copieux. Le chef a fait une drôle de tête quand mon voisin d’en face a demandé du rab’ de riz, mais que voulez-vous, quand on a faim on a faim !  🙂

Les desserts m’ont paru moins typiques (brownie, glace et fraises…), mais je ne sais pas trop ce que l’on mange au Mexique pour le dessert (à part les churros, que nous avions gobés dans l’excellent Cantina de Southampton qui a hélas fermé l’an dernier !) donc difficile de juger. Ils sont toutefois très bons et faits maison, ce qui n’est pas le cas partout !

En définitive, le Gringo Latino est un bon restaurant Mexicain, et je suis ravie d’avoir un petit bout de cette culture sur Bourges. Pensez à réserver, la salle est petite !

El Gringo Latino
17 rue Porte Jaune
18000 BOURGES
02.48.65.19.35

DIY – Hipanema style

Un jour, au détour d’une requête Google, je suis tombée sur les fameuses manchettes Hipanema. Enfin, elles étaient tellement fameuses que je n’en avais jamais entendu parler avant. Et quel dommage ! Ces machins sont aussi beaux que peu abordables. C’est un peu le Louboutin du poignet : il faut compter minimum 80 euros pour pouvoir se l’offrir.

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Mais pour info, ceci est une réponse à la question « Qu’est-ce que tu veux pour ton anniversaire ? » 

En ce qui me concerne, les vingt ans de ma soeur arrivaient et je n’avais pas exactement la possibilité de lui faire un tel cadeau. Et puis, tradition chez nous, on aime bien les cadeaux fait-maison. Une fois, elle m’a offert un étui à lunettes qu’elle avait pimpé avec des chutes de tissu et une broderie un peu hésitante – en même temps, elle devait avoir une douzaine d’années. Hé bien je l’ai toujours ! (Si tu me lis, Camo, t’as le droit de te moquer gentiment).

Bref, comme j’étais en congé maternité et que la création de ce bracelet pouvait se faire depuis mon QG, au fond du canapé, je me suis lancée.

Comme d’habitude, Pinterest a été ma meilleure source d’inspiration et de tutos. Je me suis embarquée sur la création de plusieurs bracelets distincts, puis j’ai cherché une boutique vendant des perles sur Bourges pour trouver le fermoir et la petite babiole. Ensuite j’ai poussé pas mal de jurons, je me suis sentie profondément idiote, mais j’ai fini par comprendre comment faire les noeuds et j’ai tissé gaiement.

Voici une partie des différents bracelets, de haut en bas :

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Un fil simple avec des tubes argentés (Action) que je n’ai finalement pas inséré dans la manchette,
Un tressage brésilien tout simple composé de fils Action
Un bracelet simple composés de fils colorés enroulés, ainsi qu’une perle grise Action
Un bracelet de perles rocailles tout simple
Un bracelet tressé avec des perles bleues intercalées
Un bracelet vert, le disque vient d’un vieux bracelet sacrifié pour l’occasion
Et deux bracelets tous simples.

Voici le lien vers ma planche Pinterest où vous pourrez retrouver les différents tutos !

Il manque les perles tissées qui m’ont donné du fil à retordre (ah, ah), parce que le fil était cassant, ou qu’ensuite il ne rentrait pas dans les perles, perles dont l’irrégularité mettait le bazar dans mon tissage… Bref, beaucoup de sueur mais un résultat qui me comble totalement !

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Le gros inconvénient, c’est qu’en le voyant, ma grand-mère s’est exclamée : « Oh bibiche ! Tu m’en fais un pour mon anniversaire ! »

Vous notez l’absence du point d’interrogation, n’et-ce pas.

Je vous laisse, j’ai des perles à enfiler !

Le lit au sol : bilan un mois après

Une fois n’est pas coutume, j’ai envie de parler de la manière dont nous avons décidé de faire entrer la pédagogie Montessori à la maison.

Elle préconise d’aménager la chambre en quatre espaces distincts, chacun ayant sa fonction propre : la cuisine, la salle de bain, la chambre et l’espace d’éveil. Dans notre cas, les deux premiers sont bien définis avec respectivement un fauteuil à bascule dans un coin de la chambre (voir cet article) ainsi qu’une commode surmontée d’un plan à langer. Les deux seconds, en revanche, sont pour l’instant mêlés pour des raisons de praticité. En effet, le mobile est installé au-dessus du lit, grâce à un système de crochet amovible. Or, Madame Montessori nous dit bien que le lieu où on dort ne doit pas être encombré d’éléments pouvant déconcentrer le lardon. L’astuce c’est donc de retirer le mobile quand on décide que c’est l’heure de dormir, et de lui laisser le reste du temps.

Oui parce qu’il semblerait que nous ayons pondu un lardon diurne, qui n’est pas vraiment enclin à faire des siestes dans la journée – mais on ne peut pas lui en vouloir vu les belles nuits qu’il nous fait pour le moment !IMG_20160510_111948906

Bref, son lit est donc un espace polyvalent qui sert… A dormir, à s’éveiller, et à faire des câlins avec papa et maman ! Oui, car c’est là l’avantage considérable que je trouve au lit au sol. Pas besoin de se casser le dos pour aller soulever sa progéniture : puisqu’on l’attrape en position accroupie, y’a qu’à pousser sur les jambes pour se relever. Et je trouve particulièrement agréable de pouvoir s’asseoir juste à côté du matelas, calé avec le coussin d’allaitement, pour pouvoir consoler le lardon ou lui lire une histoire. Même si pour l’instant, les Aristochats, je pense qu’il n’en a rien à carrer.

Alors, en voyant cette photo, vous allez me dire : mais quel est ce mobile affreux ? Et je répondrai que c’est pas ma faute d’abord, c’est encore Maria, qui dit qu’un enfant de quelques semaines ne distingue que les contrastes forts. Il n’y a donc pas d’intérêt à lui présenter un mobile rempli d’oiseaux trop mignons ou d’éléphants qui chantent – même si, attention, je ne dénigre pas les jolis mobiles, au contraire j’adore ! Mais c’est vrai que le lardon peut passer trois plombes à regarder ces formes bouger, alors ma foi…

De nouvelles questions se poseront sûrement quand le matelas Bibed ne sera plus adapté, et on verra à ce moment-là comment on y répond.. J’imagine qu’il faudra s’adapter selon que le bébé a besoin d’être dans un espace restreint ou si, au contraire, il est comme sa mère et préfère un lit immense pour battre des gambettes 🙂

En tous cas pour l’instant nous ne regrettons pas le choix du lit au sol, même si l’on est bien conscients que le vrai challenge, c’est sûrement celui qui vient quand le bébé apprend à ramper… !