Le Délichou, Bourges

On connaissait les crêperies, les boulangeries, les sandwicheries… Peut-être un peu moins les tarteries. Délichou, à Bourges, en est une ! Et c’est, au-delà du concept de tartes à l’assiette doublé d’un délicieux salon de thé/café, une adresse que je vous recommande chaudement. Voici le pourquoi du comment en quelques paragraphes imagés.

Déliquoi ?

Le Délichou, comme nous l’apprend son site internet, est une petite adresse au coin de la rue Bourbonnoux et de la rue Joyeuse. Aux commandes depuis un peu plus d’un an, on trouve Amélie et Robby, qui prennent volontiers le temps de papoter un peu avec leur clientèle entre deux préparations. Et c’est tant mieux, parce qu’ils sont super sympas : dans leur petit établissement, on se sent tout de suite à l’aise. Il faut dire que le canapé, installé près du comptoir, invite à la détente. Toute la décoration est résolument vintage, lampadaires Jieldé côtoyant le téléphone vintage de mes rêves ou la machine à écrire… de mes rêves également. Près des tables, des corbeilles accueillent des piles de magazines ou de livres proposés à la clientèle. L’occasion de sortir le nez quelques instants de son téléphone, même si l’on trouve aussi du WiFi gratuit…

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Tout ce que j’aime !

Côté nourriture, le concept est assez simple : chaque jour, vous pourrez vous y régaler d’une généreuse part de tarte servie avec une petite salade. Je prends le temps de parler de cette dernière, car lors de la canicule cet été, j’y ai trouvé de jolis cubes de pastèque… Une idée géniale et rafraîchissante, qui n’est qu’un des exemples que l’on trouve dans ces belles assiettes soignées.

Pour ce qui est des tartes, je n’ai pour l’instant jamais été déçue. Les smoothies de fruits frais sont également très bons, et le chocolat chaud à l’ancienne est à tomber par terre. Côté café, je ne suis pas une adepte, donc difficile de juger… Mais ils ont un système de torréfaction japonaise qui donne un étonnant breuvage, beaucoup moins amer que celui auquel je suis habituée.

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Nous avons aussi testé le brunch, proposé le dimanche matin – et pour lequel il semble indispensable de réserver au préalable ! Au menu, les tartes habituelles, plus une soupe Phô que j’ai aussitôt choisi de déguster. Le résultat ? Un bouillon très bien parfumé, relevé sans être trop fort, agrémenté entre autre de nouilles et d’oignons frais. Il y avait aussi des boulettes de boeuf, qui toutefois ne m’ont pas séduite.  Côté sucré, une assiette contenant un très bon yahourt aux fruits frais, une part de tarte framboise-pistache (très bonne paraît-il, mais c’est l’Homme qui le dit puisque je n’aime pas la pistache 🙂 ). Un bémol pour moi sur la petite chocolatine et la part de gaufre qui avait eu tout le loisir de durcir, j’aurais adoré finir sur un gâteau maison bien moelleux… Peut-être un jour ?  EDIT : Suite à la publication de cet article, les viennoiseries attendent tranquillement en cuisine d’être servies et sont donc moelleuses comme il faut 🙂 En tous cas pour les amateurs – dont je fais partie – le muffin au chocolat est super bon.

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Comptez 15€ pour le brunch servi avec son verre de jus d’orange fraîchement pressées. Pour le rapport qualité/prix, c’est à vous de juger ; ce n’est pas ultra compétitif mais ça reste moins cher que certaines adresses (j’ai un pancake à 2 euros en travers de la gorge, ce n’est rien). En ce qui me concerne, je ne suis plus à convaincre sur la qualité de cette adresse que je vous recommande vivement, et qui fait partie de mes préférées sur Bourges !

Délichou
11, rue Bourbonnoux – 18000 – Bourges
09 82 27 59 59

http://www.delichou.fr/

El Gringo Latino – Bourges

Dans une ville de la taille de Bourges, qui compte moins de deux cent restaurants, avoir un Mexicain n’était pas gagné. Avoir un bon Mexicain, encore moins. Alors, si le Gringo Latino pêche par certains aspects, il constitue quand même une bonne surprise. Petite présentation !

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Source : TripAdvisor

Une première expérience loupée

Nous avions d’abord découvert le Gringo en groupe de six, un soir d’hiver. Impossible de louper ce petit restaurant de la rue Porte Jaune : sa devanture orange attire l’oeil immédiatement. A l’intérieur, la même couleur domine : pas de doute, l’ambiance est chaleureuse et colorée. Sauf que cette chaleur, nous ne l’avons pas retrouvée dans le service : peut-être était-ce parce que nous sommes restés tardivement (vingt-deux heures), mais nous avons eu la sensation de déranger. Le patron semblait réellement s’impatienter et n’avait plus rien de souriant lorsque nous sommes venus régler la note. Donc une première impression décevante, alors que la nourriture était bonne, copieuse et proposée à des prix corrects !

Et finalement…

Mues par une envie d’exotisme, nous y sommes retournées entre filles un midi. Cette fois, le sourire était présent et le restaurant bien rempli. Pour un peu moins de dix euros, nous avons mangé de bonnes fajitas au poulet et un thé en dessert, et une quesadilla géante au poulet et tomates, qui ressemble finalement à une grande pizza. Mais super bonne, attention !

Confortées par ce second essai, nous avons emmené nos hommes pour ce qui fut mon dernier resto entre potes avant l’accouchement. Oui, quand on réfléchit principalement avec son estomac, ce genre de détails est capital 😉

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Je suis restée sur mes délicieuses fajitas, cette fois au boeuf et poulet mêlés. Les hommes ont tenté des plats typiques, chili con carne, boeuf au chocolat (oui oui !). Bien parfumés, les plats n’arrachent pas la figure et sont copieux. Le chef a fait une drôle de tête quand mon voisin d’en face a demandé du rab’ de riz, mais que voulez-vous, quand on a faim on a faim !  🙂

Les desserts m’ont paru moins typiques (brownie, glace et fraises…), mais je ne sais pas trop ce que l’on mange au Mexique pour le dessert (à part les churros, que nous avions gobés dans l’excellent Cantina de Southampton qui a hélas fermé l’an dernier !) donc difficile de juger. Ils sont toutefois très bons et faits maison, ce qui n’est pas le cas partout !

En définitive, le Gringo Latino est un bon restaurant Mexicain, et je suis ravie d’avoir un petit bout de cette culture sur Bourges. Pensez à réserver, la salle est petite !

El Gringo Latino
17 rue Porte Jaune
18000 BOURGES
02.48.65.19.35

Eat-n-Go, Bourges

Il y a beaucoup de belles choses à dire sur cet établissement, mais nous allons tâcher d’être concis et ordonnés*. Toutefois, à la fin de la lecture, si vous n’avez pas envie d’un bon burger, c’est que ma mission aura échoué ! Car ceux que vous trouverez au Eat-N-Go de Bourges valent vraiment le détour…

*comme si j’étais capable d’être concise quand il s’agit de manger 🙂

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Ici, il n’y aura pas de comparaison avec Mc Donald’s ou ses confrères industriels. Tout d’abord parce qu’ils ne jouent pas dans la même catégorie, même s’ils sortent le même type de produits. Ensuite parce que je me damnerais pour un bon Whooper et que j’apprécie énormément les brunch Mc Do’ souvent synonymes de retour de vacances… Par contre, la comparaison sera faite avec le Holly’s Diner, qui vient d’ouvrir ses portes dans le centre commercial d’Avaricum, quelques rues plus loin. C’est parti !

Les origines

Au départ, Eat-N-Go c’est deux garçons : Vincent Diez et Johan Jacquemin, qui lancent ce restaurant dans la petite ville de Saint Amand Montrond. Ce concept de bons burgers pousse dans leurs esprits en 2013, alors qu’ils vivent aux USA depuis deux ans. Forcément, ils savent de quoi ils parlent ! A leur retour en France, en Mars 2014, cela devient évident : il faut concrétiser. Le premier Eat-N-Go naît après trois mois de travaux intenses – et là aussi, faits maison. Dès les premiers soirs, c’est la folie, et cinq mois plus tard ce sont six employés qui composent la brigade. Et pour mon plus grand plaisir, ils ouvrent un second resto sur Bourges début 2015.

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Le principe donc ? Des burgers californiens, plus frais que ça tu meurs ! La viande est hâchée et assaisonnée sur place, le jus des tomates coeur de boeuf dégouline sur vos doigts, le pain fourni par des partenaires boulangers est moelleux à souhait… Le tout accompagné de frites maison, guacamole ou petite salade fraîche.

Le projet

Aujourd’hui les deux compères souhaitent offrir l’opportunité à des jeunes de devenir patron, en ouvrant leur concept par le biais d’une franchise. Accessible, elle suppose évidemment d’avoir cette passion des choses simples et bonnes qui les caractérise – mais le rêve reste à portée de main avec un apport personnel raisonnable. C’est ce goût pour entrepreneuriat qui leur a permis de remporter la semaine dernière le trophée des Entreprises du Cher, dans la catégorie « Place aux jeunes », face à des cadors comme SII (société de service en informatique) et PatàPain, que l’on ne présente plus.

Mais alors, ça donne quoi ?

Hé bien, tout d’abord, ça fait voyager. L’ambiance est définitivement celle des Diner Américains des années 50, et l’on ne peut que regretter de ne pouvoir garer sa Cadillac Eldorado devant l’entrée. Pin-ups et crooners se partagent la place sur les murs du petit établissement, dont le carrelage à damier noir et blanc achève de nous transporter. Evidemment, les banquettes en skai sont au rendez-vous, et les burgers sont servis dans une panière avec leur papier vintage. Puisque le diable se cache dans les détails, ceux-ci ont été soignés, et qui n’a jamais rêvé d’arroser ses frites avec une de ces bouteilles de ketchup rouges ?

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Source : Page facebook du Eat-N-Go Bourges

Une fois que l’on a fini de se réjouir sur la fraîcheur du décor, on peut passer à table. Sur le principe du fast-food, la commande est prise au comptoir et le règlement se fait immédiatement. Un grand panneau annonce les burgers du moment, et la gourmandise se passe à la verticale : chacun d’entre eux est proposé avec un, deux, trois… ou six steaks. Dans ce dernier cas, on nage en pleine food porn, et les quelques téméraires qui l’ont tenté voient leur nom inscrit à même le mur, avec le temps qu’ils ont mis à l’engloutir. L’histoire ne précise pas combien de jours ils ont mis à le digérer.

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Pour ma part, je reste systématiquement sur une taille « classique », avec un seul beau steak fraîchement hâché et à peine saisi. Enfin, ça c’est dans mes rêves les plus fous, car pour l’instant – grossesse oblige – je me farcis plutôt de la viande sur-cuite.

Avec la photo ci-dessous au moins, pas de mensonge : what you see is what you get, et what you get a un bon goût de reviens-y.

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Tous ceux qui sont venus manger vous parleront des frites maison, et là c’est chacun ses goûts : certains les préfèrent arrosées de cheddar, d’autres de parmesan… Pour ma part j’ai craqué sur le guacamole ! Alors on pourra trouver les frites un poil trop salées, mais elles n’en sont pas moins délicieuses. Et quand je sens que l’appétit ne va pas suivre, il suffit de se rabattre sur la salade. Elle pétille, elle est fraîche, contient des bons petits morceaux de tomate et de cornichons, un peu de parmesan… Bref, vous l’aurez compris : les accompagnements ne sont pas en reste. Le choix des boissons est plutôt classique, avec toutefois une bière locale spéciale Eat-N-Go : la Blue Macho IPA (prononcé Ail-Pie-Aèèèye). Côté desserts enfin, on pourra choisir parmi la sélection du moment, les milkshakes ou le cheesecake maison. Quel que soit le choix, c’est encore frais, préparé à la demande… Et, fait assez rare pour être souligné, ce n’est pas saturé en sucre ! Une note finale parfaite, en somme.

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Enfin, j’avais parlé d’une comparaison avec le Holly’s Diner, qui vient d’ouvrir ses portes dans le centre commercial voisin d’Avaricum. Eux aussi revendiquent cet esprit sixties, des burgers généreux et des serveuses à casquette. Mais comment dire ? Le résultat a la superficialité d’un décor en carton-pâte. Tout semble plus ou moins fake, et il est certain que tous les produits ne sauraient être frais vu la diversité proposée à la carte. Alors certes, ils sont ouverts le dimanche… Mais devinez-quoi ? Le Eat-N-Go aussi. Alors, plus d’excuse !

En résumé

Ouvert du mardi au dimanche*
De 12h à 14h et de 19h à 22h
(*Sauf dimanche midi)

Comptez une moyenne de 15€ par menu

EAT-N-GO
12 rue Jean Girard
18000 BOURGES
http://www.eat-n-go.fr/