Le Sweat Octobre & Charlotte Auzou

Petit article couture aujourd’hui, histoire de vous parler de ce livre génial qui m’a un peu remise sur la voie de la couture alors que je commençais à désespérer.

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L’autre jour, je flânais chez Cultura, luttant contre une irrépressible envie de tout acheter, lorsque je suis tombée nez à nez avec ce titre un peu racoleur : « Ma garde-robe à coudre pour toute l’année ». Pour ma part, j’ai un peu de mal à trouver de bons livres sur la couture, et je me suis abonnée avec candeur au magazine Fait Main dont j’ai reçu six exemplaires jusqu’à maintenant – six exemplaires remplis de modèles que j’ai toutes les peines du monde à coudre. Les explications sont ultra nébuleuses et comme je n’ai pas fait Polytechnique Couture je n’y comprends parfois rien. C’est ce qui m’a menée à mon premier gros échec, un gilet en jersey au col tellement boudiné qu’il est lourd, flasque et totalement importable.

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Kékidiiit?

En ouvrant ce livre, j’espérais donc de la clarté. De la simplicité. J’espérais que l’on me tape gentiment sur l’épaule en me disant « Mais regarde, c’est facile, tu fais ça comme ça et POUF ! ça marche ». C’est EXACTEMENT ce qui s’est passé avec Ma garde-robe à coudre pour toute l’année. En plus, le livre contenait un modèle de sweat : j’adore ça, j’ai décrété que ce serait mon premier modèle.

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J’en ai parlé un peu sur mon Instagram, j’ai mis un peu plus de deux heures à pondre ce sweat. Un temps record en ce qui me concerne ! Mais honnêtement, il est très simple à faire. Le tissu que j’ai choisi, un molleton assez doux, se coupe comme qui rigole et ne s’effiloche pas. Déjà, ça me change de cette saleté de jersey. Le patron est limpide, ce qui me change de ceux de Fait main qui seraient à peine déchiffrables par un Benjamin Gates sous acide. Pas de prise de tête du côté des finitions, les emmanchures, col et bas du sweat sont cousus dans le même tissu et c’est bête comme chou. Un jour j’aimerais bien tenter le bord-côte tubulaire quand même, c’est une finition plus « sport » 🙂

Un peu plus loin dans le livre, on trouve des explications sur des manœuvres techniques : poser du biais, une fermeture invisible, des pinces… C’est très imagé et assez clair, pour une fois je n’ai pas eu besoin d’une vidéo pour comprendre ce qu’on me dit. En revanche, tous les modèles proposés ne me plaisent pas forcément (en même temps, le bouquin qui me comblera à 100% n’est pas écrit je crois…). Mais ce qui est appréciable, c’est que l’auteure propose des alternatives (le pantalon de pyjama par exemple, je n’aime pas, mais transformé en short ça pourrait être top pour l’été !). Et surtout, elle accompagne bien dans la technicité, ce qui me faisait défaut et m’empêchait de coudre ce que j’ai en tête.

Enfin bref, voici le résultat !

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Tout vient de chez Mondial Tissus, où les appliqués thermocollants ‘plume de paon’ m’ont immédiatement fait craquer. J’avais en tête de mettre un truc brillant sur les épaules avec des strass qui tomberaient en pluie, donc c’était parfaitement dans l’esprit que je recherchais. Sauf qu’en les posant, j’ai vu qu’ils n’étaient pas symétriques, heureusement qu’on y voit que du feu… 😀

Je ne pense pas embrayer tout de suite avec un autre modèle de ce livre, mais plutôt réutiliser les conseils et méthodes simples que j’y ai appris pour retenter un modèle de Fait Main. C’est devenu une guerre entre ce magazine et moi maintenant, et il faut que je lui montre qui est le patron !

Si vous cherchez le livre de Charlotte Auzou, il est par là. Je précise que cet article n’est absolument pas sponsorisé : j’ai juste voulu partager ce gros coup de cœur qui aidera peut-être d’autres couturiers que moi. 🙂

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DIY – Le matelas TorcheFesses

C’est beau comme nom, n’est-ce pas ? J’aime bien la sonorité un peu Harry Pottesque, ça pourrait très bien être le nom d’un sort façon toilettes Japonaises. Mais malheureusement, il n’y a rien de magique derrière : jusqu’à preuve du contraire, j’ai toujours besoin de mettre les mains dans le cambouis pour nettoyer l’élégant fondement de mon non moins élégant lardon. C’est d’autant plus sportif que ce dernier aime bien, de temps à autres, me gratifier d’une production cactée au moment où plus aucune couche ne protège le matelas. Enfin, des choses classiques de la vie de parents quoi 🙂

Le problème du matelas reste le même lorsque nous sommes en vadrouille, et il s’ajoute une problématique de confort et de praticité. Jusqu’à maintenant, en mère indigne que je suis, j’utilisais une taie de traversin pour protéger les surfaces, et les couches s’entassaient en vrac dans mon sac à main. La taie en question appartenait à l’Homme lorsqu’il était dans sa période « adolescence rebelle, linge de lit à motifs chinois et scooter débridé », donc je n’avais aucun scrupule à la sacrifier 🙂  Mais voilà, le besoin d’un vrai matelas nomade se faisait de plus en plus pressant.

Or, je viens de finir mon sac à langer maison, qui ferait hurler n’importe quelle couturière aguerrie tellement il est réalisé grossièrement. Si je continue à coudre, ce sera typiquement le genre d’objet que je regarderai dans cinq ans, émue aux larmes, en me disant « Oh lord, j’ai vraiment produit un objet aussi laid ? Sans finition passepoilée, pas même un smocks ou un pli religieuse ! » avant d’étouffer un petit rire offusqué. Oui, dans le futur, j’ai des allures de bourgeoise anglaise à chignon haut 😉

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Tadaaa ! Ils sont pas beaux mes cocotiers ? 

Et puis, Pinterest aidant, comme d’habitude, je suis tombée sur ce tuto de Pour mes jolis mômes. La pochette m’a tout de suite séduite : lorsqu’elle est fermée, elle n’a pas du tout une allure de matelas à langer. A l’intérieur se cachent deux poches bien pratiques. Elle est hyper facile à faire et avec deux tissus différents, y’avait moyen de faire quelque chose de canon. Bref : j’ai filé chez Mondial Tissus et hop, une journée plus tard, j’avais ma pochette.

J’ai toutefois apporté des modifications au patron de base. En effet, Pour mes jolis mômes y a installé une serviette éponge amovible. Moi j’ai préféré utiliser directement un tissu en toile cirée : comme ça, en cas de surprise atomique, un coup d’éponge et on n’en parle plus. Bon, ce sera sûrement froid et pas ce qu’il y a de plus agréable pour le bébé, mais en même temps il n’avait qu’à pas faire caca en dehors de la maison. (Ouuuuh ! 😀 )

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Tada bis ! La toile cirée version 2016 a des allures scandinaves 🙂

Quand j’ai débarqué avec ma toile cirée l’Homme n’a pas pu s’empêcher de râler : « Hann, c’est moche et ça puuue la toile ciréehann » Alors en fait non ! Maintenant on fait des modèles très contemporains, tellement fins que je n’ai eu aucun problème pour les coudre, et puis pour l’odeur, je n’ai rien senti…

Ce modèle comporte un petit coussin pour la tête du lardon, c’est pas le luxe ça ? Et maintenant, mon sac ne ressemble plus à une pochette cadeau Pampers. Bref, maintenant j’ai hâte de partir en vadrouille pour tester tout ça… 🙂

DIY – Hipanema style

Un jour, au détour d’une requête Google, je suis tombée sur les fameuses manchettes Hipanema. Enfin, elles étaient tellement fameuses que je n’en avais jamais entendu parler avant. Et quel dommage ! Ces machins sont aussi beaux que peu abordables. C’est un peu le Louboutin du poignet : il faut compter minimum 80 euros pour pouvoir se l’offrir.

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Mais pour info, ceci est une réponse à la question « Qu’est-ce que tu veux pour ton anniversaire ? » 

En ce qui me concerne, les vingt ans de ma soeur arrivaient et je n’avais pas exactement la possibilité de lui faire un tel cadeau. Et puis, tradition chez nous, on aime bien les cadeaux fait-maison. Une fois, elle m’a offert un étui à lunettes qu’elle avait pimpé avec des chutes de tissu et une broderie un peu hésitante – en même temps, elle devait avoir une douzaine d’années. Hé bien je l’ai toujours ! (Si tu me lis, Camo, t’as le droit de te moquer gentiment).

Bref, comme j’étais en congé maternité et que la création de ce bracelet pouvait se faire depuis mon QG, au fond du canapé, je me suis lancée.

Comme d’habitude, Pinterest a été ma meilleure source d’inspiration et de tutos. Je me suis embarquée sur la création de plusieurs bracelets distincts, puis j’ai cherché une boutique vendant des perles sur Bourges pour trouver le fermoir et la petite babiole. Ensuite j’ai poussé pas mal de jurons, je me suis sentie profondément idiote, mais j’ai fini par comprendre comment faire les noeuds et j’ai tissé gaiement.

Voici une partie des différents bracelets, de haut en bas :

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Un fil simple avec des tubes argentés (Action) que je n’ai finalement pas inséré dans la manchette,
Un tressage brésilien tout simple composé de fils Action
Un bracelet simple composés de fils colorés enroulés, ainsi qu’une perle grise Action
Un bracelet de perles rocailles tout simple
Un bracelet tressé avec des perles bleues intercalées
Un bracelet vert, le disque vient d’un vieux bracelet sacrifié pour l’occasion
Et deux bracelets tous simples.

Voici le lien vers ma planche Pinterest où vous pourrez retrouver les différents tutos !

Il manque les perles tissées qui m’ont donné du fil à retordre (ah, ah), parce que le fil était cassant, ou qu’ensuite il ne rentrait pas dans les perles, perles dont l’irrégularité mettait le bazar dans mon tissage… Bref, beaucoup de sueur mais un résultat qui me comble totalement !

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Le gros inconvénient, c’est qu’en le voyant, ma grand-mère s’est exclamée : « Oh bibiche ! Tu m’en fais un pour mon anniversaire ! »

Vous notez l’absence du point d’interrogation, n’et-ce pas.

Je vous laisse, j’ai des perles à enfiler !

DIY – Le cache-pot origami

Au risque de radoter et d’enfoncer allègrement une porte ouverte, j’aimerais souligner à quel point Pinterest est une source inépuisable d’inspiration. Tous les objets les plus moches de chez vous, il y a forcément quelqu’un sur Pinterest qui a eu l’idée de les sublimer. Même les rouleaux de PQ ! Hors de question d’acheter du soluble quand tu sais que tu peux en faire un joli miroir comme celui-ci…

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En l’occurrence, dimanche j’errais sans but au milieu de cet amoncellement d’épingles quand une idée m’est venue. Ma tête mouline à toute allure pour trouver comment décorer la suite parentale du rez-de-chaussée, et j’ai très justement un ficus mort auquel j’aimerais donner un nouveau look… Pour une nouvelle vie.

Alors avec ce projet, on nage dans l’étrange. Cela ferait presque cabinet de curiosité. Relooker un arbre mort ? Mais pourquoi faire ? Justement, j’aime bien ce ficus aux branches tressées, que nous avons lamentablement échoué à faire vivre, comme tous les autres ficus que nous avons eus. Aujourd’hui, il ne ressemble plus à rien. Mais comme j’ai décrété que cette pièce de la maison serait le lieu où je laisse libre cours à mon imagination mes délires, je me suis lancée…

Et un tuto de Madame Citron plus tard, j’étais en train de plier du papier à dessin, dans un sens, puis dans l’autre, puis encore dans un sens…Le tout après avoir tracé quelques lignes au réglet. Alors, la précision n’ayant jamais été mon truc, il va sans dire que mes lignes ne se coupaient pas du tout comme il faut. Mais – une fois n’est pas coutume – cet origami-là laisse la place à quelques approximations. Donc si vous vous dites « Ouais mais non, j’ai cinq pouces à mes deux mains gauches », je vous dirai : ça tombe bien, c’est vraiment un DIY pour les noobs.

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Il faut dire aussi que Madame Citron l’explique très bien.

Enfin, après avoir plus ou moins bataillé pour plier l’ensemble autour de mon pot – l’avantage quand tu ne prends même pas la peine de mesurer ce dernier avant de te lancer – j’ai pu reculer des deux pas réglementaires, et admirer le résultat.

Ficus Mort est également paré de barrettes à cheveux (on n’arrête pas le progrès), qui sont des vestiges de mon ancienne activité d’auto-entrepreneur. Oui, quand tu commandes en gros mais que tu n’écoules pas tes stocks, tu peux te retrouver avec moult vestiges plus ou moins inutiles ; c’est comme ça que j’ai aussi plusieurs dizaines d’exemplaires de « Demain j’arrête », de Gilles Legardinier…

Bref, comme la superficie de ma tête n’était pas suffisante pour accueillir toutes ces barrettes, et que mon entourage aurait trouvé louche d’en recevoir à chaque anniversaire, j’en ai installé sur Ficus Mort. Et voici le résultat.

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Alors non, on ne prêtera pas attention au mur derrière qui n’est pas peint et n’a pas de plinthes 🙂 Mais j’ai bon espoir que tout ceci ressemble à quelque chose lorsque la peinture y sera finie – un jour, peut-être !

DIY – Les dessous de verre marbrés

Pour Noël, j’aime bien surprendre. Décomposer les cadeaux que j’offre en deux parties. D’abord la casual, classique, que l’on me réclame avec plus ou moins de discrétion. « Oh, tu vois ce sol, comme il est vide et froid ? Un tapis, ce serait tellement beau ! Au hasard, un shaggy noir que tu me mettrais sous le sapin ? » 

Ouais, j’ai saisi l’idée !

Et puis il y a l’idée secrète. Celle que je mûris pendant des semaines, le doigt en sang à force de scroller sur Pinterest. Celle pour laquelle je pèse systématiquement le ratio difficulté/faisabilité. Oui, parce que ce n’est pas toujours souligné, mais certains DIY nécessitent dix ans d’expérience dans la peinture sur porcelaine… Ou le portefeuille d’une richissime designer Parisienne – parce qu’on ne va pas se mentir, si le DIY doit me coûter cent pièces d’or, j’ai tendance à laisser tomber… !

Pour ce premier cadeau DIY de Noël, j’ai immédiatement été séduite par cette idée. Je trouvais le résultat fabuleux et j’avais même du mal à croire que ça puisse être fait maison. Jugez plutôt !

Dessous de tasse marbre

C’est pas magnifique ? Épuré, simple, efficace. Parfait pour un Papa, en fait.

En plus, le tutoriel parfaitement décrit par Amy laisse imaginer que la réalisation sera d’une facilité déconcertante. Une crotte de Fimo noire, des petites boulettes de Fimo blanche, un coup de torsade et au four. J’exagère à peine. Je n’avais même pas fini de baver sur le résultat que mon corps était déjà chez Cultura, deux blocs de Fimo dans les mains.

Et ce weekend, j’ai tenté le coup.

Alors à dire vrai, il y a une grosse difficulté dans ce DIY. Mais bordel, comment on trace un hexagone ?! 

La queue entre les jambes, j’ai Googlisé ma question de niveau 3ème et ce site a répondu à ma question : « Il n’y a rien de plus simple, stupide idiote ! » 

Bref, ce point de blocage franchi, j’ai dégainé mon scalpel et ai taillé dans le lard.

Puis, alors que l’infirmière épongeait mon front, j’ai admiré le résultat, et j’ai souri.

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C’est facile comme tout, en fait ! Et même si l’exemple ci-dessus est une version miniature, parce que dite « de test », même si elle est largement perfectible, il n’y a aucun doute : je suis totalement convaincue.

La morale de cette histoire ? Pinterest a encore frappé… Et si un jour vous me retrouvez en train de bouffer une salade dans une Mason Jar, assise sur mon imitation de fauteuil Eames, les orteils emmêlés dans les épais poils d’une peau d’agneau, c’est qu’ils auront fini par avoir ma peau… !