Les bobos bio, un an après

Il y a un peu moins d’un an, alors que j’étais affalée sur le canapé avec un lardon de trois kilos dans mon énorme ventre cubique, j’avais pris le temps de détailler dans un article le début de notre démarche bobo-bio-écolo. Comme l’an dernier, cette dénomination n’a rien de péjoratif, elle me fait plutôt sourire et si je dois être une bobo bio, so be it ! En tous cas, j’assume ce mode de consommation que nous continuons à mettre en place au quotidien.

Cet article est l’occasion de reprendre les points que j’avais mentionnés l’an dernier et de faire le bilan, pour voir où nous en sommes. Autant vous le dire : mes rêves de couches lavables ont pour l’instant été totalement douchés !

J’en profite pour glisser deux mots sur l’incroyable groupe Facebook que j’ai rejoint (ça fait un peu gourou dit comme ça, mais pour l’instant personne ne me demande d’argent…). Il s’appelle Gestion budgétaire, entraide et minimalisme, et est rempli de licornes de tous âges. Si je n’adhère que très modérément au surnom de licorne, je dois avouer que c’est une réelle mine d’or pour qui souhaite repenser sa façon de consommer. Tous les domaines sont abordés et il y règne une agréable bienveillance – et pourtant, entre quarante mille personnes, c’était pas gagné ! C’est incroyable de voir toutes les idées, astuces, questions, fiertés, challenges que partagent les gens dessus. Et parlant de challenges, chaque mois les administratrices en proposent un afin de maîtriser son budget, d’aller vers une alimentation plus saine, moins de déchets, etc. Bref, couplé à mon achat du livre La famille (presque) zéro déchet, je nage en plein dans un joli délire bobo-bio, j’adore ça, et je ne peux que vous conseiller de vous y pencher 🙂

Mais venons-en aux faits !

  • La poubelle

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C’est charmant de commencer par là, non ? Premier constat et pas des moindres, avec un bébé, la poubelle explose. Elle double de volume, en fait. Ces petites créatures produisent une quantité incroyable de matière organique et pour l’instant, nous faisons un blocage sur le passage aux couches lavables. J’en parle plus en détail dans la partie « bébé ». Nous avons réussi à limiter un peu la casse grâce à la nounou (bah oui, une moitié des couches finit dans sa poubelle à elle) et grâce à ma méthode dite de « la compression quitte ou double ». Elle consiste à bien écraser la couche au moment de la refermer, histoire qu’elle prenne un volume moins conséquent dans la poubelle. L’Homme a réellement peur de cette méthode mais jusqu’à présent, je ne me suis pris aucun jet de citron pipi dans l’œil. et rien n’a débordé ! Le résultat, c’est un sac de 20 litres tous les 10 jours uniquement pour le change.

Côté poubelle alimentaire, j’ai pris conscience de la quantité incroyable de recyclages rejetés car mal triés. Du coup, je fais beaucoup plus attention au moment d’écraser ma bouteille d’eau ou mon emballage de glaces. Je vérifie qu’ils sont propres et j’enlève les parties non recyclables le cas échéant.

Nous avons installé deux petits bacs à compost, un dans la cuisine pour mettre les épluchures du jour et l’autre sur la terrasse, pour y accumuler les déchets organiques de la semaine. Tous les deux/trois weekends il s’agit donc d’aller transvaser ce bac tout au fond du jardin, dans le vrai grand bac à compost. Il a atteint une taille plutôt honorable et j’ai hâte de m’en servir pour le potager !

J’avais mis un autocollant Stop Pub et il est toujours solidement attaché. J’ai poussé le concept jusqu’à ma boîte mail : j’ai réalisé que je recevais une quantité astronomique de mails publicitaires, jusqu’à dix chaque matin ! Les consulter au réveil était devenu un rituel. J’ai pris le réflexe de me désabonner systématiquement, sauf aux deux/trois marques qui me plaisent vraiment. Maintenant, je dois avoir en moyenne une pub tous les deux jours. Et ça fait du bien !

> Prochaines étapes

– Continuer à limiter les déchets qui entrent (achats en vrac, paniers de légumes…)
– Coudre des p’tits sacs supplémentaires pour les courses
– Ajouter des poches de rangement sur mes tote-bag pour pouvoir les ranger dans mon sac à main, et donc ne plus accepter de sacs en plastique, carton… quand on fait du shopping.

  • Niveau hygiène

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Je continue à me démaquiller avec mes cotons lavables homemade, qui reviennent toujours aussi blancs. Sauf les deux ou trois que j’ai glissés dans une lessive qui a déteint, évidemment… Les coton-tiges sont devenus « écolo » même si, par nature, ils le sont difficilement… mais au moins, leur manche est en carton (leur escalieeeer.. est en papier!). Je continue à guetter l’oriculi et à lui préférer le spray pour l’instant.

Pour la douche, si l’Homme est resté sur du Sanex 0%, je suis passée au savon solide. D’abord avec une version « éponge intégrée » de la boutique Parfums à la source à Bourges et maintenant avec un savon de marseille trouvé en pharmacie. La boutique vient de rouvrir après un incendie alors je vais pouvoir me réapprovisionner ! Niveau shampooing, je vide les stocks. J’avais fait un essai avec du solide, mais peu concluant. Il s’est décomposé très vite dans la boîte que j’utilisais pour le garder, où l’eau stagnait, donc raté. Je réessayerai après l’allaitement, je pense. A côté de ça, lorsque je prends le temps, je me fais des masques capillaires avec des poudres de la super boutique en ligne Hennesetsoinsdailleurs.

Niveau linge, je finis mon bidon de lessive « bio » et j’utilise depuis des mois maintenant du vinaigre blanc en guise d’adoucissant. Ce n’est pas un mythe : le linge ne sent absolument pas le vinaigre 🙂

> Prochaines étapes

– Finir les shampooings et produits cracra
– Lister les produits beauté que j’ai envie de me faire maison.. Et les faire !
– Fabriquer ma propre lessive au savon de Marseille.

  • Pour le lardon

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Donc comme je disais plus haut, pas encore de couches lavables. Je fais 2 à 3 machines par semaine et je ne sens pas le fait de faire mariner mes couches dans de l’HE de tea-tree en attendant la prochaine. On s’était dit que l’on tenterait sur le weekend, mais là encore nous n’avons pas franchi le pas. Pourtant, je SENS les produits chimiques dans sa couche, je déteste cette odeur, et je vois bien son royal fondement qui rougit gaiement dès qu’il a la peau un peu sèche. Mais voilà, je bloque. Investissement de départ important, contraintes… Excuses bidon… Du coup, j’ai décidé de commencer tranquillement avec des lingettes lavables pour le change – du pipi ! Il faut que j’en fabrique davantage et on verra si on passe le cap n°2 (pour le caca, vous aviez compris) puis n°3 (dat couches!)

Côté repas, il est encore un peu allaité et pour le reste c’est fait maison avec légumes bio, sauf le soir et les compotes.

> Prochaines étapes

– Lui coudre davantage de lingettes lavables (ma commande de bambou arrive !)
– Coudre deux ou trois couches lavables pour tester le weekend

  • En cuisine

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> Actuellement

En cuisine, on passe finalement vers le vrac et le bio… Pour les légumes, nous avons testé un panier qui pour l’instant est en pause hivernale. Mais c’est un bonheur de manger ces légumes, bio et de saison, que pour la plupart je ne savais pas du tout cuisiner ! (ocas du Pérou ? céleri-rave ?). Je vais parler des changements en cuisine dans un futur article, vu qu’on a combiné tout ça avec un petit challenge « Passons à 50€ par semaine de courses au lieu de 80 » !

Pour les produits ménagers, j’essaie au maximum de privilégier nettoyeur vapeur et vinaigre dans lequel j’ai fait mariner longtemps des écorces d’orange. Le bicarbonate de soude est mon ami ! Et le tawashi est un petit fail, car j’ai utilisé un collant trop petit pour le fabriquer, donc.. j’ai un tawashi pour enfants 🙂

Mais sinon, pas mal de biscuits homemade plus ou moins réussis, en moyenne 4 baguettes de Rose par semaine, et de plus en plus de petites choses rangées dans de jolis bocaux.

> Prochaines étapes

– Sortir mon carré potager de sa torpeur
– Faire le bilan des courses à 50€/semaine avec seulement un peu de bio, et augmenter la proportion de bio/vrac
– Prendre le temps de noter mes recettes dans mon Moleskine qui est quand même fait pour ça 🙂
– Refaire un tawashi
– Tester un liquide vaisselle homemade
– Coudre des couvercles  à tupperware en tissu.

En bref,

On continue plus que jamais dans notre lancée de bobo-bios, à laquelle on rajoute une composante « gestion de budget » qui pour l’instant, est prometteuse… Du moins, je n’ai pas encore entendu l’Homme râler sur ce que nous mangeons cette semaine. C’est plutôt bon signe 😉

Et vous ? Objectifs, réussites, échecs, où en êtes-vous ? 🙂

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