A few words between brackets

La vie frappe, partout, tout le temps. Dans les AVC, les cancers, les accidents de la route, les attentats, les coeurs qui cessent de battre sans aucune explication. D’abord on grandit en se disant que cela n’arrive qu’aux autres. Puis, comme si l’on était dans une forêt par un orage, la foudre commence à frapper de moins en moins loin. Elle finit par nous atteindre au coeur, coupant nos souffles et l’insouciance de nos élans. Hébété, on tombe à genoux. On pleure parfois, on crie beaucoup, on sent gonfler la colère et l’incompréhension. Puis lentement, on se souvient qu’on n’a rien à faire là, assis par terre dans une forêt humide. Il y a des gens qui nous attendent, des choses à voir, à faire, à lire. Le coeur est plus lourd et il se strie de cicatrices qui pâliront avec le temps.


Moi par exemple, j’ai le coeur plus lourd encore à l’annonce de cette nouvelle attaque à Nice, peut-être parce que le lardon dort à côté de moi. Pourtant, j’ai déjà une jolie collection de cicatrices – mais je découvre un sentiment nouveau, qui ressemble à de la peur.

Je crois qu’il n’y a pas grand chose d’autre à faire qu’aimer et instruire nos enfants. Les aimer pour qu’ils comprennent l’intérêt de protéger la beauté du monde, les instruire pour qu’ils sachent comment le faire.

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