Les bobos bio

Alors, une petite précision sur le titre pour commencer ! Il n’est pas moqueur du tout, c’est simplement le surnom dont nous a affublés Soeur Cadette, depuis que nous avons commencé à parler de certains concepts plus naturels, écolo, ou n’importe quoi qui soit slow. Et le pire c’est que ce surnom est trompeur, puisqu’il n’y a pas grand chose de bio dans la démarche 😀

Je vais toutefois vous expliquer comment nous avons commencé cette lente transition vers le statut de bobo bio, ce que ça représente dans notre quotidien, et ce que j’aimerais encore améliorer.

Oui, mais encore…

Cette transition vers un mode de vie plus naturel, je ne l’ai pas décidée brutalement, en découvrant horrifiée les images d’un abattoir ou en lisant un livre sur les modes de vie alternatifs. D’abord, parce que je ne regarde pas les images d’abattoir : j’aime la viande, je n’ai pas prévu d’arrêter d’en manger, et de façon générale j’aime mieux éviter d’imprimer au fond de mon cerveau des images atroces. On pourra dire que c’est lâche, mais c’est comme ça : l’horreur moi, quand je peux j’évite.

Non, c’est plutôt un état d’esprit qui évolue au fil du temps, et sans pression. Sans pression, c’est la paire de mots qui reviendra tout au long de cet article et qui définit la façon dont j’ai envie de mener cette transition.

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Aujourd’hui, niveau santé je touche du bois car il n’y a pas d’intolérance au gluten ou au lactose à la maison. Donc je n’ai pas du tout décidé d’arrêter le gluten, ni de passer à des trucs vegan ou de consacrer tout mon jardin à l’élevage du chou kale. Je n’ai pas non plus banni les produits ménagers, les emballages plastiques ou les gels douche du jour au lendemain : je pense qu’il faut être mesuré et faire les choses progressivement. Sinon c’est un coup à être découragé très vite…

L’actualité mentionne aussi beaucoup ces substances dangereuses que l’on retrouve dans nos produits du quotidien. Avec la grossesse du lardon j’ai préféré aller chercher directement dans le simple, l’élémentaire, et limiter la quantité de produits qu’on lui tartinera sur le fondement.  Mais je pense qu’il ne faut pas se laisser aller à la paranoïa non plus, et même si c’est réputé cancérigène, je peux vous dire que j’attends les barbecues de l’été avec impatience.

Enfin surtout, chacun voit midi à sa porte ! Je n’ai surtout pas envie de vous dire que ma démarche est la meilleure et que vous êtes des monstres si vous utilisez du Dop sous la douche. C’est juste un point de vue, le nôtre, et peut-être que si ça vous tente vous trouverez ci-après des conseils qui vous serviront !

Et au quotidien, ça donne quoi ?

Tout dépend des domaines et il y a des choses que j’aimerais encore améliorer un peu partout.

  • A la poubelle

De ce que j’ai pu voir, un Français produit dans les cinq cent kilos de déchets par an. Alors le souci c’est que moi, mes déchets, je ne les pèse pas : tout ce que je peux dire, c’est qu’à deux, on vide une poubelle de trente litres tous les neuf jours environ. A côté de ça, on trie le carton : je suis devenue la pro de l’aplatissage d’emballage, et une espèce de harpie aux cris stridents quand je vois que l’Homme n’a pas compacté son carton vide de Magnum. On a plutôt de la chance niveau déchets, puisque la municipalité met à notre disposition des bacs vidés chaque semaine : dans certaines communes alentour, le contenu des sacs est carrément contrôlé et gare à celui qui trie mal ou dépasse la quantité de déchets autorisés. Il y a un composteur au fond du jardin, auquel on ne rend pas visite avec une assiduité légendaire… La solution serait de mettre un bac près de la cuisine, à vider régulièrement, je pense. Ou d’avoir des poules ! 🙂

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Très rapidement, j’ai mis un autocollant « Stop Pub » sur la boîte aux lettres, parce que j’hallucine complètement de la quantité de prospectus que l’on recevait chaque jour. Il va sans dire qu’une seule enseigne sur dix m’intéresse en général, et comme on n’a plus le droit de mettre le papier avec le tri sélectif, ça faisait exploser ma poubelle en dix secondes. Ma solution dans ce cas-là, c’est de suivre les marques qui me tentent sur les réseaux sociaux : de toutes façons, un peu comme l’amour, la pub will find a way. Autant que ça soit dématérialisé.

  • Niveau hygiène

Dans la salle de bains, de façon générale il y a peu de produits – en dehors de mon maquillage. Mais je n’ai pas trop de crèmes, lotions, démaquillants etc… Surtout que je viens de coudre des cotons lavables, voués à remplacer les lingettes démaquillantes. Ils ne sont pas encore introduits dans ma routine, mais ça ne saurait tarder. Parce que finalement, ce que je jette principalement dans ma poubelle c’est ça : lingettes et cotons.

Alors oui, depuis neuf petits mois je n’ai plus cette joie immense de coller/décoller des serviettes au fond de ma culotte… Mais lorsque mes règles reviendront, si je suis une warrior de l’extrême, j’aimerais bien tenter la cup. Toutes celles qui l’ont testé en disent tant de bien que c’est louche… !

Pour la douche, c’est Sanex 0% qui est vendu sous forme de recharges souples, comme pour le savon mains. Pour l’instant je suis attachée au format liquide du gel douche, donc on va rester là-dessus : c’est toujours moins de plastique qu’un flacon classique. Alors l’odeur ne permet pas de faire de la douche un moment d’extase (pubs Tahiti, quand vous nous tenez) mais j’ai remarqué que ma peau était globalement moins sèche.

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Niveau shampoing, la transition vers le bio ne se fait pas sans douleur : ceux que j’ai pu tester jusqu’à présent ont tendance à faire graisser mes cheveux rapidement, quand ils ne les transforment pas en une masse sèche et informe. Du coup je serais assez intéressée par les formats solides, dont le Gala’s blog parle hyper bien par ici. Affaire à suivre…

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On reste solides pour le dentifrice : pour l’instant non, j’ai du Colgate Max Ouaouaïne et tous les composés chimiques que ça représente (plus le double emballage carton + tube en plastique). Alors, le coup du code couleur qui indiquerait si le dentifrice est plus ou moins naturel, c’est du fake ! Mais ça n’empêche pas ce produit du quotidien d’être plein de cochonneries. Du coup je m’interroge sur le dentifrice solide, et c’est pareil, j’en parlerai ici si je viens à tester.

  • Pour le lardon

A ce niveau-là, ce n’était pas simple au début de résister à la tentation. Les lotions, crèmes, huiles ont toutes une odeur délicieuse de morveux frais et on peut vite avoir tendance à penser qu’elles sont indispensables pour sa peau. Or, elles contiennent beaucoup de substances nocives. Du coup, pour la toilette, j’aimerais essayer de rester le plus simple possible. Du liniment acheté en pharmacie pour nettoyer le dodu fondement, appliqué généreusement avec des carrés de coton faits maison. Là pour le coup, c’est une serviette douce et des chutes de tissu qui m’ont servi de matière première. Pour le bain j’imagine que ça sera un savon solide, et l’hydratation je ne sais pas encore. Sûrement une huile là aussi (pour info, le liniment c’est principalement de l’huile d’olive : les conservateurs sont en option, donc essayez d’en trouver sans !).

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Pour les couches, là on reste pour l’instant sur le jetable, principalement parce que la solution 100% lavable nous fait peur. Est-ce qu’on aura l’assiduité, la rigueur nécessaire… Mystère ! En fait, c’est à voir mais j’aimerais prendre un kit de démarrage avec quelques couches lavables, qu’on pourrait utiliser – sans pression 🙂 – les weekend par exemple.

Niveau repas, si mes boobs et le lardon s’entendent bien, on se contentera de lait maternel… Je ferai des glaces pour l’été avec le rab 😀  (non, je déconne)

  • En cuisine

Alors là c’est un peu plus délicat, notamment parce qu’il n’y a pas de boutique de vente en vrac à proximité de chez nous. A part les magasins bio qui proposent certaines variétés de céréales ou de farines, ce qui est un bon début. Idéalement j’aimerais pouvoir acheter mes pâtes ou mes gâteaux en vrac, mais bon… Peut-être un jour !

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On avait déjà banni le plastique grâce à des grands sacs réutilisables dans le caddie. A part pour les fruits et légumes, où il reste une marge de progression… Mais le carré potager devrait pouvoir nous fournir quelques petites choses si je m’en occupe enfin au printemps 🙂

Par contre, la nourriture que l’on achète reste industrielle et ne provient pas des rayons bio. Je trouve que c’est bien trop cher et pas forcément meilleur. Comme je l’ai dit plus haut : pas de gluten-free, pas de vegan, rien de tout ça… Par contre, le pain est souvent fait maison, puis congelé en tranches. Le matin, c’est rapide à décongeler au grille-pain. Là, pour le coup, j’ai testé des farines bio, parce que le choix est largement plus intéressant que de rester simplement sur de la T45 ou 55. Puis je fais pas mal de choses maison, mais plus par fierté et pour le goût que par convictions écolo 🙂

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Comme des farfalle par exemple 😉

Nous n’avons pas du tout pris le pli d’aller au marché ou d’acheter local. Une Ruche qui dit oui est pourtant ouverte près de chez nous, mais les prix y étaient vraiment plus élevés qu’en grande surface. C’est un pas que nous n’avons pas envie de franchir pour l’instant.

Côté produits ménagers, j’ai découvert aujourd’hui le tawashi, cette éponge faite de tissus de récup’ et qui remplace la traditionnelle Spontex. Moi ce qui m’énerve chez mon éponge, c’est juste qu’elle schlingue à mort au bout de quelques jours. Il paraît que la passer au micro ondes fait du bien, personnellement je n’ai pas noté d’amélioration… D’où l’envie d’essayer autre chose qui a le mérite de passer en machine. Pour le produit vaisselle, et l’entretien de la cuisine en général, j’aimerais aussi démocratiser l’usage du vinaigre blanc et de son allié de toujours, le bicarbonate de soude ! Comme ça au moins plus de produits dangereux, et si un enfant tombe dessus dans le placard, tout ce qu’il aura gagné c’est de roter comme un dingue pendant une demi-heure 😀

En bref… 

Je crois que j’ai fait le tour des habitudes que l’on a prises ou que l’on prévoit de prendre. Vous l’aurez vu, c’est plutôt light comme « bobo bio » attitude – et en plus, tout bien réfléchi, ce n’est pas vraiment bio. C’est plutôt une envie de limiter les déchets couplée à un retour au naturel. Si j’arrive à découvrir des produits qui valent vraiment le coup, niveau hygiène notamment, ou que je me mets à fabriquer des produits ménagers maison, j’en reparlerai sur le blog ! En attendant, je vais peut être lire le fameux Zéro déchets de Bea Jonhson, il paraît qu’il regorge de conseils à appliquer au quotidien… Mais toujours, sans pression ! 🙂

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5 réflexions sur “Les bobos bio

  1. J’ai préparé un article sur le sujet, et c’est presque mot pour mot le même que le tien :). Je vais donc attendre un peu pour le publier 😉 Je valide la cup, et les couches lavables (Mais depuis que je retravaille, je ne les utilise que le week-end)
    A bientôt

    J'aime

    1. Oh ben non, faut pas attendre à cause de moi ! C’est juste les grands esprits qui se rencontrent 😉
      Oui les couches lavables le weekend, c’est ce que j’aimerais faire, du coup j’attends avec impatience ton article pour savoir ce que ça donne 🙂
      Et la cup fait pousser des cris effarés à l’homme, mais je suis sûre que c’est un produit super, et juste un pli à prendre ^^

      Aimé par 1 personne

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