Les courses 2.0, semaine 1

Comme annoncé dans mon dernier article, j’ai décidé de nous lancer dans un p’tit challenge pour changer notre manière de faire les courses et de consommer. Rien d’original là-dedans, mais je souhaitais juste vous présenter notre méthode et nos résultats car ils pourraient convaincre ceux qui pensent encore que bien manger et réduire son budget courses sont deux notions incompatibles. Tout d’abord, voici en vrac quelques infos :

  • Nous mangeons de la viande et du poisson, environ 3 portions par semaine. Ce n’est pas au programme de ralentir là-dessus, donc forcément, ça plombe un peu le budget.
  • Je ne fais pas encore les courses en « tout bio » car pour l’instant je ne pense pas que j’arriverais à maintenir mon budget objectif avec. Mais y’a un peu de bio tout de même.
  • Cette semaine et la prochaine ce n’était pas possible car pause hivernale, mais autrement j’achète mes fruits & légumes locaux via Les Paniers de Anne, 20 € pour deux semaines. Ceci représente environ 7 kg de produits.
  • Cela découle directement du point ci-dessous, mais désormais nous mangeons des fruits & légumes de saison. Mais vous pouvez me jeter plein de cailloux parce que jusqu’à présent je mangeais des tomates all-year-long.
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Maintenant je SAIS que c’est mal ! 
  • Je ne vais pas au marché parce que 1) dans ma ville, c’est le jeudi matin et je travaille, 2) je n’ai jamais aucune certitude sur l’origine des produits et 3) je me suis toujours sentie mal devant un étal car je SAIS que le vendeur attend que j’achète et ça me coupe l’envie d’acheter. #facepalm
  • J’ai des horaires de bureau tout ce qu’il y a de plus classique mais du coup, ça ne m’amuse pas de courir dans deux crèmeries et chez trois agriculteurs pour récupérer mes produits. Donc en dehors du panier, pour l’instant je fais mes courses chez Carrefour Market… Et demain, j’espère, à l’Univers Bio ou dans le futur Natureo qui pousse pas loin de chez moi.
  • J’ai cousu des sacs en tissus pour transporter mes fruits & légumes et le pain. Les caissiers font un peu la grimace pour l’instant, mais je préfère mille fois ça que de rapporter tout plein de plastique chez moi. Même s’il est désormais bio-dégradable et qu’il ressemble à de la peau de zob.
  • Depuis le début de ce challenge (soit, 7 jours), je cuisine beaucoup plus. J’ai encore du boulot à faire pour cuisiner un peu moins souvent tout de même, et m’organiser pour avoir des jours off. Parce que jeudi dernier, quand je ratais ma baguette de Rose et mon mac’n’cheese, je n’étais plus vraiment très fière ni motivée. Pi en plus j’ai eu mes règles le lendemain.

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Voilà pour les infos générales ! Si rien ne vous a rebutés là-dedans, on peut continuer avec la méthode que j’applique pour le choix des menus 🙂

Sans grande surprise, elle vient du groupe Facebook que j’ai rejoint y’a un mois maintenant, GBME. Le principe est bête comme chou :

  1. Avant toute chose, on fait la liste des choses qu’on a l’habitude de manger, et on liste les ingrédients nécessaires pour le faire.
  2. Ensuite, on fixe un prix moyen pour chacun de ces ingrédients. (les sites de Drive aident bien pour ça).
  3. Une fois que c’est établi, on fixe le budget cible. Le mien est de 50€, car jusqu’à présent on faisait en moyenne 85/90€ par semaine.
  4. Partant de notre liste de menus, on fait la liste de ce qu’on va manger cette semaine. Je pousse le vice jusqu’à dire quel jour on mangera telle chose, car en fonction des restes ça peut être pratique. Mais on n’est pas à l’abri d’un imprévu donc restons agiles… 🙂
  5. Cette liste de menus, et donc d’ingrédients, nous permet d’arriver à une somme. ET LA ! On compare cette somme avec le budget. Si elle dépasse, il faut changer les menus. Si elle est dedans, c’est bon ! Y’a plus qu’à aller faire les courses…

A ma grande surprise, en suivant ce modèle, je n’ai eu aucune difficulté à planifier une semaine entière de repas avec 50€ maximum. Ci-dessous, voici une capture d’écran du tableur Google Drive que m’a fabriqué l’Homme. C’est tip top parce que ça me calcule automatiquement le budget en fonction des menus que je choisis dans les listes déroulantes…

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Sur le papier, j’en avais donc pour une trentaine d’euros. Il fallait y rajouter des petites choses de première nécessité comme du dentifrice (pas encore le courage de le faire moi-même) et les compotes/yahourts du lardon (idem, seuls ses repas de midi sont fait maison et certaines compotes quand j’ai le courage).

Comme j’aime bien cette enseigne, je suis allée faire un tour chez LIDL. Ils ont certains trucs bio, mais encore faut-il voir ce que ça veut dire. Gros point noir : ils ne font pas du tout de trucs pour bébés. Et comme j’ai dit plus haut que je n’avais pas envie de courir partout, ben la prochaine fois je me contenterai du Market.

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On s’en est donc sortis pour la semaine avec un total de 45,31 € ! Et, même si ça m’a demandé pas mal de travail en cuisine, on a très bien mangé. A part les mac’n’cheese où le cheddar a été remplacé par ce que j’ai trouvé, c’est à dire de la mimolette… Et il semblerait que ça fasse toute la différence (bizarrement). Donc un petit fail quand même !

Pour la semaine prochaine, toujours pas de panier, donc nous avons fait un tour chez Grand Frais et avons acheté toute la viande + poisson + légumes + fruits de la semaine pour un total de 24€. Il me reste donc 25€ pour acheter de quoi nourrir mon lardon et compléter les recettes de la semaine. Ces recettes sont : croque monsieur, tarte poireau-saumon, blanquette de poulet, poulet mariné au soja et pâtes carbonara. J’ai organisé le tout pour que ça prenne moins de temps possible le soir, donc on verra bien ce que ça donne !

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La fille avec les sourcils parfaits a parfaitement raison.

En tous cas, je crois à fond à ce système. Le frigo a l’air un peu vide mais en fait tout va bien. C’est juste qu’on n’achète plus la pizza Sodebo destinée aux soirs de flemme ou le sachet de knackis au-cas-où… Est-ce qu’on fera marche arrière ou pas, je ne sais pas ! 🙂

Les bobos bio, un an après

Il y a un peu moins d’un an, alors que j’étais affalée sur le canapé avec un lardon de trois kilos dans mon énorme ventre cubique, j’avais pris le temps de détailler dans un article le début de notre démarche bobo-bio-écolo. Comme l’an dernier, cette dénomination n’a rien de péjoratif, elle me fait plutôt sourire et si je dois être une bobo bio, so be it ! En tous cas, j’assume ce mode de consommation que nous continuons à mettre en place au quotidien.

Cet article est l’occasion de reprendre les points que j’avais mentionnés l’an dernier et de faire le bilan, pour voir où nous en sommes. Autant vous le dire : mes rêves de couches lavables ont pour l’instant été totalement douchés !

J’en profite pour glisser deux mots sur l’incroyable groupe Facebook que j’ai rejoint (ça fait un peu gourou dit comme ça, mais pour l’instant personne ne me demande d’argent…). Il s’appelle Gestion budgétaire, entraide et minimalisme, et est rempli de licornes de tous âges. Si je n’adhère que très modérément au surnom de licorne, je dois avouer que c’est une réelle mine d’or pour qui souhaite repenser sa façon de consommer. Tous les domaines sont abordés et il y règne une agréable bienveillance – et pourtant, entre quarante mille personnes, c’était pas gagné ! C’est incroyable de voir toutes les idées, astuces, questions, fiertés, challenges que partagent les gens dessus. Et parlant de challenges, chaque mois les administratrices en proposent un afin de maîtriser son budget, d’aller vers une alimentation plus saine, moins de déchets, etc. Bref, couplé à mon achat du livre La famille (presque) zéro déchet, je nage en plein dans un joli délire bobo-bio, j’adore ça, et je ne peux que vous conseiller de vous y pencher 🙂

Mais venons-en aux faits !

  • La poubelle

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> Actuellement

C’est charmant de commencer par là, non ? Premier constat et pas des moindres, avec un bébé, la poubelle explose. Elle double de volume, en fait. Ces petites créatures produisent une quantité incroyable de matière organique et pour l’instant, nous faisons un blocage sur le passage aux couches lavables. J’en parle plus en détail dans la partie « bébé ». Nous avons réussi à limiter un peu la casse grâce à la nounou (bah oui, une moitié des couches finit dans sa poubelle à elle) et grâce à ma méthode dite de « la compression quitte ou double ». Elle consiste à bien écraser la couche au moment de la refermer, histoire qu’elle prenne un volume moins conséquent dans la poubelle. L’Homme a réellement peur de cette méthode mais jusqu’à présent, je ne me suis pris aucun jet de citron pipi dans l’œil. et rien n’a débordé ! Le résultat, c’est un sac de 20 litres tous les 10 jours uniquement pour le change.

Côté poubelle alimentaire, j’ai pris conscience de la quantité incroyable de recyclages rejetés car mal triés. Du coup, je fais beaucoup plus attention au moment d’écraser ma bouteille d’eau ou mon emballage de glaces. Je vérifie qu’ils sont propres et j’enlève les parties non recyclables le cas échéant.

Nous avons installé deux petits bacs à compost, un dans la cuisine pour mettre les épluchures du jour et l’autre sur la terrasse, pour y accumuler les déchets organiques de la semaine. Tous les deux/trois weekends il s’agit donc d’aller transvaser ce bac tout au fond du jardin, dans le vrai grand bac à compost. Il a atteint une taille plutôt honorable et j’ai hâte de m’en servir pour le potager !

J’avais mis un autocollant Stop Pub et il est toujours solidement attaché. J’ai poussé le concept jusqu’à ma boîte mail : j’ai réalisé que je recevais une quantité astronomique de mails publicitaires, jusqu’à dix chaque matin ! Les consulter au réveil était devenu un rituel. J’ai pris le réflexe de me désabonner systématiquement, sauf aux deux/trois marques qui me plaisent vraiment. Maintenant, je dois avoir en moyenne une pub tous les deux jours. Et ça fait du bien !

> Prochaines étapes

– Continuer à limiter les déchets qui entrent (achats en vrac, paniers de légumes…)
– Coudre des p’tits sacs supplémentaires pour les courses
– Ajouter des poches de rangement sur mes tote-bag pour pouvoir les ranger dans mon sac à main, et donc ne plus accepter de sacs en plastique, carton… quand on fait du shopping.

  • Niveau hygiène

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> Actuellement

Je continue à me démaquiller avec mes cotons lavables homemade, qui reviennent toujours aussi blancs. Sauf les deux ou trois que j’ai glissés dans une lessive qui a déteint, évidemment… Les coton-tiges sont devenus « écolo » même si, par nature, ils le sont difficilement… mais au moins, leur manche est en carton (leur escalieeeer.. est en papier!). Je continue à guetter l’oriculi et à lui préférer le spray pour l’instant.

Pour la douche, si l’Homme est resté sur du Sanex 0%, je suis passée au savon solide. D’abord avec une version « éponge intégrée » de la boutique Parfums à la source à Bourges et maintenant avec un savon de marseille trouvé en pharmacie. La boutique vient de rouvrir après un incendie alors je vais pouvoir me réapprovisionner ! Niveau shampooing, je vide les stocks. J’avais fait un essai avec du solide, mais peu concluant. Il s’est décomposé très vite dans la boîte que j’utilisais pour le garder, où l’eau stagnait, donc raté. Je réessayerai après l’allaitement, je pense. A côté de ça, lorsque je prends le temps, je me fais des masques capillaires avec des poudres de la super boutique en ligne Hennesetsoinsdailleurs.

Niveau linge, je finis mon bidon de lessive « bio » et j’utilise depuis des mois maintenant du vinaigre blanc en guise d’adoucissant. Ce n’est pas un mythe : le linge ne sent absolument pas le vinaigre 🙂

> Prochaines étapes

– Finir les shampooings et produits cracra
– Lister les produits beauté que j’ai envie de me faire maison.. Et les faire !
– Fabriquer ma propre lessive au savon de Marseille.

  • Pour le lardon

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> Actuellement

Donc comme je disais plus haut, pas encore de couches lavables. Je fais 2 à 3 machines par semaine et je ne sens pas le fait de faire mariner mes couches dans de l’HE de tea-tree en attendant la prochaine. On s’était dit que l’on tenterait sur le weekend, mais là encore nous n’avons pas franchi le pas. Pourtant, je SENS les produits chimiques dans sa couche, je déteste cette odeur, et je vois bien son royal fondement qui rougit gaiement dès qu’il a la peau un peu sèche. Mais voilà, je bloque. Investissement de départ important, contraintes… Excuses bidon… Du coup, j’ai décidé de commencer tranquillement avec des lingettes lavables pour le change – du pipi ! Il faut que j’en fabrique davantage et on verra si on passe le cap n°2 (pour le caca, vous aviez compris) puis n°3 (dat couches!)

Côté repas, il est encore un peu allaité et pour le reste c’est fait maison avec légumes bio, sauf le soir et les compotes.

> Prochaines étapes

– Lui coudre davantage de lingettes lavables (ma commande de bambou arrive !)
– Coudre deux ou trois couches lavables pour tester le weekend

  • En cuisine

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> Actuellement

En cuisine, on passe finalement vers le vrac et le bio… Pour les légumes, nous avons testé un panier qui pour l’instant est en pause hivernale. Mais c’est un bonheur de manger ces légumes, bio et de saison, que pour la plupart je ne savais pas du tout cuisiner ! (ocas du Pérou ? céleri-rave ?). Je vais parler des changements en cuisine dans un futur article, vu qu’on a combiné tout ça avec un petit challenge « Passons à 50€ par semaine de courses au lieu de 80 » !

Pour les produits ménagers, j’essaie au maximum de privilégier nettoyeur vapeur et vinaigre dans lequel j’ai fait mariner longtemps des écorces d’orange. Le bicarbonate de soude est mon ami ! Et le tawashi est un petit fail, car j’ai utilisé un collant trop petit pour le fabriquer, donc.. j’ai un tawashi pour enfants 🙂

Mais sinon, pas mal de biscuits homemade plus ou moins réussis, en moyenne 4 baguettes de Rose par semaine, et de plus en plus de petites choses rangées dans de jolis bocaux.

> Prochaines étapes

– Sortir mon carré potager de sa torpeur
– Faire le bilan des courses à 50€/semaine avec seulement un peu de bio, et augmenter la proportion de bio/vrac
– Prendre le temps de noter mes recettes dans mon Moleskine qui est quand même fait pour ça 🙂
– Refaire un tawashi
– Tester un liquide vaisselle homemade
– Coudre des couvercles  à tupperware en tissu.

En bref,

On continue plus que jamais dans notre lancée de bobo-bios, à laquelle on rajoute une composante « gestion de budget » qui pour l’instant, est prometteuse… Du moins, je n’ai pas encore entendu l’Homme râler sur ce que nous mangeons cette semaine. C’est plutôt bon signe 😉

Et vous ? Objectifs, réussites, échecs, où en êtes-vous ? 🙂

Le lit au sol : bilan 9 mois après

J’avais initialement prévu d’écrire cet article au bout de trois mois, mais le temps filant à la vitesse que l’on connait, je ne l’ai finalement pas fait… Pourtant, ce sont vraiment les trois mois qui ont marqué un changement dans notre organisation, avec ce lit au sol façon Montessori.

Parce qu’à trois mois, le lardon a commencé à se retourner sur le ventre.

Depuis sa naissance, j’en parle dans ce bilan après 1 mois, il dormait dans un Bibed. Gentiment sanglé avec ce scratch dont le bruit l’a réveillé plus d’une fois, nous le trouvions exactement à l’endroit où nous l’avions laissé : pratique, safe, aucune inquiétude à avoir. Et puis, il a commencé à comprendre qu’en poussant sur son talon, il pouvait provoquer une rotation de la barrique qui lui sert de bidou, et hop ! se retrouver sur le ventre. Etalé telle la tortue à l’envers, battant des bras et des jambes dans le vide. (j’exagère à peine !)

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Le souci, c’est que cette position est rapidement devenue sa préférée. Alors quand on t’assène qu’il faut faire dormir les bébés sur le dos, sinon c’est dangereux… Evidemment, tu stresses un poil. Il s’est mis à ne dormir que sur le ventre. Et bien sûr, en étant incapable de se remettre lui-même sur le dos 🙂 Cette aptitude-là n’est venue qu’un ou deux mois plus tard. Vers trois mois et demie, nous avons donc supprimé le Bibed par sécurité (ils préconisent de ne pas y laisser dormir un bébé qui sait se retourner), et le lardon s’est retrouvé sur son matelas 60×120.

Deux jours plus tard, on ajoutait un second matelas (d’appoint) à côté, afin de faire un grand lit carré de 120 de côté. Car le lardon, qui donc se retournait, avait une fâcheuse tendance à tomber par terre. Pas de très haut, je vous rassure, mais bien assez pour que ça le réveille.

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Pendant les deux mois qui ont suivi ce passage « hors Bibed », ses nuits ont été chaotiques. Difficile, honnêtement, de savoir si c’était uniquement lié à ce changement de lit. Il n’arrivait pas à se remettre sur le dos, ce qui pouvait très bien l’agacer. En plus, j’en parle dans cet article sur l’allaitement, nous avons découvert plus tard qu’il n’était pas assez nourri. Une chose est certaine : consoler un bébé est bien plus facile quand on peut s’asseoir ou s’allonger à côté de lui. Cela nous est arrivé plusieurs fois, lors de ses poussées dentaires vers 5/6 mois, de prendre un plaid et de nous allonger sur son petit matelas d’appoint pour glaner quelques minutes de sommeil en lui tenant sa microscopique menotte.

Et puis, à force de patience et de biberons de lait artificiel bien remplis, nous avons progressivement retrouvé de meilleures nuits. La solution que nous avons n’est pas idéale, car l’un des deux matelas est dit « d’appoint » et clairement il n’est pas adapté. Il est tout fin, se replie un peu et glisse facilement donc ça arrive régulièrement que dans son sommeil, le lardon le pousse et se retrouve à dormir contre le parquet directement. (On fait un peu parents indignes là, mais que voulez-vous). Nous avons prévu de le passer sur un lit 190×90 avec cadre à lattes d’ici quelques semaines, en sécurisant le tout avec un petit matelas au bord, car là pour le coup s’il tombe ça fait haut.

Au top pour prendre des idées et s'inspirer !
Au top pour prendre des idées et s’inspirer !

La question que l’on nous pose très régulièrement c’est : mais il ne sort pas pour aller jouer ? Et la réponse est non… D’une part parce qu’il est dans le noir complet,  d’autre part parce que – et je l’avais lu dans Vivre la pensée Montessori à la maison, la nuit, un bébé dort. C’est vrai ! Enfin, si on excepte les « Mamaaaaan, j’ai perdu ma tétine », « Maaaaman, j’ai faaaim », « Papaaa? Ma couche a débordé s’t’euplaaait »  et autres « Papaaa, Mamaaan, on peut faire un Scrabble, je suis entre deux cycles de sommeeeeil ! » – j’ai un super décodeur de cris de bébés, je vous le conseille 😉 Mais bref, pour l’instant en six mois nous n’avons pas retrouvé le bébé en train d’essayer de jouer au beau milieu de la nuit. Par contre, les weekend après la tétée de 7h, au lieu de le recoucher dans le noir je le laisse assis au milieu de sa chambre, je lui donne un panier rempli de jouets, et j’ouvre ses volets ou allume la lumière. Comme ça, lui joue pendant que je retourne larver sous la couette avec l’Homme, et ça ne décale pas son rythme par rapport à la semaine. En général, il tient jusqu’à 8h30/9h, heure à laquelle il se met à taper contre sa porte ou les murs (véridique) car il sait que ça nous attire comme les mouches sur un étron.

Sur cette belle conclusion, je vous laisse avec quelques p’tites photos de sa chambre, et si vous avez la moindre question/remarque sur ce système de lit au sol, vous savez comment les poser ! 🙂

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Le Sweat Octobre & Charlotte Auzou

Petit article couture aujourd’hui, histoire de vous parler de ce livre génial qui m’a un peu remise sur la voie de la couture alors que je commençais à désespérer.

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L’autre jour, je flânais chez Cultura, luttant contre une irrépressible envie de tout acheter, lorsque je suis tombée nez à nez avec ce titre un peu racoleur : « Ma garde-robe à coudre pour toute l’année ». Pour ma part, j’ai un peu de mal à trouver de bons livres sur la couture, et je me suis abonnée avec candeur au magazine Fait Main dont j’ai reçu six exemplaires jusqu’à maintenant – six exemplaires remplis de modèles que j’ai toutes les peines du monde à coudre. Les explications sont ultra nébuleuses et comme je n’ai pas fait Polytechnique Couture je n’y comprends parfois rien. C’est ce qui m’a menée à mon premier gros échec, un gilet en jersey au col tellement boudiné qu’il est lourd, flasque et totalement importable.

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Kékidiiit?

En ouvrant ce livre, j’espérais donc de la clarté. De la simplicité. J’espérais que l’on me tape gentiment sur l’épaule en me disant « Mais regarde, c’est facile, tu fais ça comme ça et POUF ! ça marche ». C’est EXACTEMENT ce qui s’est passé avec Ma garde-robe à coudre pour toute l’année. En plus, le livre contenait un modèle de sweat : j’adore ça, j’ai décrété que ce serait mon premier modèle.

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J’en ai parlé un peu sur mon Instagram, j’ai mis un peu plus de deux heures à pondre ce sweat. Un temps record en ce qui me concerne ! Mais honnêtement, il est très simple à faire. Le tissu que j’ai choisi, un molleton assez doux, se coupe comme qui rigole et ne s’effiloche pas. Déjà, ça me change de cette saleté de jersey. Le patron est limpide, ce qui me change de ceux de Fait main qui seraient à peine déchiffrables par un Benjamin Gates sous acide. Pas de prise de tête du côté des finitions, les emmanchures, col et bas du sweat sont cousus dans le même tissu et c’est bête comme chou. Un jour j’aimerais bien tenter le bord-côte tubulaire quand même, c’est une finition plus « sport » 🙂

Un peu plus loin dans le livre, on trouve des explications sur des manœuvres techniques : poser du biais, une fermeture invisible, des pinces… C’est très imagé et assez clair, pour une fois je n’ai pas eu besoin d’une vidéo pour comprendre ce qu’on me dit. En revanche, tous les modèles proposés ne me plaisent pas forcément (en même temps, le bouquin qui me comblera à 100% n’est pas écrit je crois…). Mais ce qui est appréciable, c’est que l’auteure propose des alternatives (le pantalon de pyjama par exemple, je n’aime pas, mais transformé en short ça pourrait être top pour l’été !). Et surtout, elle accompagne bien dans la technicité, ce qui me faisait défaut et m’empêchait de coudre ce que j’ai en tête.

Enfin bref, voici le résultat !

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Tout vient de chez Mondial Tissus, où les appliqués thermocollants ‘plume de paon’ m’ont immédiatement fait craquer. J’avais en tête de mettre un truc brillant sur les épaules avec des strass qui tomberaient en pluie, donc c’était parfaitement dans l’esprit que je recherchais. Sauf qu’en les posant, j’ai vu qu’ils n’étaient pas symétriques, heureusement qu’on y voit que du feu… 😀

Je ne pense pas embrayer tout de suite avec un autre modèle de ce livre, mais plutôt réutiliser les conseils et méthodes simples que j’y ai appris pour retenter un modèle de Fait Main. C’est devenu une guerre entre ce magazine et moi maintenant, et il faut que je lui montre qui est le patron !

Si vous cherchez le livre de Charlotte Auzou, il est par là. Je précise que cet article n’est absolument pas sponsorisé : j’ai juste voulu partager ce gros coup de cœur qui aidera peut-être d’autres couturiers que moi. 🙂

Le Délichou, Bourges

On connaissait les crêperies, les boulangeries, les sandwicheries… Peut-être un peu moins les tarteries. Délichou, à Bourges, en est une ! Et c’est, au-delà du concept de tartes à l’assiette doublé d’un délicieux salon de thé/café, une adresse que je vous recommande chaudement. Voici le pourquoi du comment en quelques paragraphes imagés.

Déliquoi ?

Le Délichou, comme nous l’apprend son site internet, est une petite adresse au coin de la rue Bourbonnoux et de la rue Joyeuse. Aux commandes depuis un peu plus d’un an, on trouve Amélie et Robby, qui prennent volontiers le temps de papoter un peu avec leur clientèle entre deux préparations. Et c’est tant mieux, parce qu’ils sont super sympas : dans leur petit établissement, on se sent tout de suite à l’aise. Il faut dire que le canapé, installé près du comptoir, invite à la détente. Toute la décoration est résolument vintage, lampadaires Jieldé côtoyant le téléphone vintage de mes rêves ou la machine à écrire… de mes rêves également. Près des tables, des corbeilles accueillent des piles de magazines ou de livres proposés à la clientèle. L’occasion de sortir le nez quelques instants de son téléphone, même si l’on trouve aussi du WiFi gratuit…

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Tout ce que j’aime !

Côté nourriture, le concept est assez simple : chaque jour, vous pourrez vous y régaler d’une généreuse part de tarte servie avec une petite salade. Je prends le temps de parler de cette dernière, car lors de la canicule cet été, j’y ai trouvé de jolis cubes de pastèque… Une idée géniale et rafraîchissante, qui n’est qu’un des exemples que l’on trouve dans ces belles assiettes soignées.

Pour ce qui est des tartes, je n’ai pour l’instant jamais été déçue. Les smoothies de fruits frais sont également très bons, et le chocolat chaud à l’ancienne est à tomber par terre. Côté café, je ne suis pas une adepte, donc difficile de juger… Mais ils ont un système de torréfaction japonaise qui donne un étonnant breuvage, beaucoup moins amer que celui auquel je suis habituée.

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Nous avons aussi testé le brunch, proposé le dimanche matin – et pour lequel il semble indispensable de réserver au préalable ! Au menu, les tartes habituelles, plus une soupe Phô que j’ai aussitôt choisi de déguster. Le résultat ? Un bouillon très bien parfumé, relevé sans être trop fort, agrémenté entre autre de nouilles et d’oignons frais. Il y avait aussi des boulettes de boeuf, qui toutefois ne m’ont pas séduite.  Côté sucré, une assiette contenant un très bon yahourt aux fruits frais, une part de tarte framboise-pistache (très bonne paraît-il, mais c’est l’Homme qui le dit puisque je n’aime pas la pistache 🙂 ). Un bémol pour moi sur la petite chocolatine et la part de gaufre qui avait eu tout le loisir de durcir, j’aurais adoré finir sur un gâteau maison bien moelleux… Peut-être un jour ?  EDIT : Suite à la publication de cet article, les viennoiseries attendent tranquillement en cuisine d’être servies et sont donc moelleuses comme il faut 🙂 En tous cas pour les amateurs – dont je fais partie – le muffin au chocolat est super bon.

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Comptez 15€ pour le brunch servi avec son verre de jus d’orange fraîchement pressées. Pour le rapport qualité/prix, c’est à vous de juger ; ce n’est pas ultra compétitif mais ça reste moins cher que certaines adresses (j’ai un pancake à 2 euros en travers de la gorge, ce n’est rien). En ce qui me concerne, je ne suis plus à convaincre sur la qualité de cette adresse que je vous recommande vivement, et qui fait partie de mes préférées sur Bourges !

Délichou
11, rue Bourbonnoux – 18000 – Bourges
09 82 27 59 59

http://www.delichou.fr/

D’un allaitement ordinaire

Avant d’avoir l’idée de fabriquer un enfant, j’étais catégorique : l’allaitement ne passerait pas par moi. Je ne me voyais pas rester à la maison au-delà du délai réglementaire du congé maternité, j’espérais bien perdre mes kilos immédiatement, la partie « accouchement » me faisait très peur et donc, je n’avais absolument pas envie que ma progéniture se cramponne régulièrement à mes seins.

La fameuse vague d’amour maternel et l’épanouissement infini pendant la grossesse étaient des concepts que je considérais vaguement, de loin, en étant plutôt dubitative.

Pour le coup, c’est un peu cliché, mais j’ai sacrément changé de discours.

Même si j’ai retrouvé le chemin du travail avec un grand plaisir au bout de 10 semaines (on en parle dans un autre article si ça vous dit !), il m’a semblé évident dès l’annonce de ma grossesse que j’allaiterais. C’était clair et net. Ma nouvelle préoccupation suprême, c’était son bien-être. D’ailleurs, vu le drame qu’a traversé ma famille lorsque j’étais enceinte de trois mois, la petite graine qui poussait dans mon ventre a été plus d’une fois la source de bien-être dont j’avais énormément besoin. Par conséquent, c’était à moi de lui rendre la pareille, et c’est tout naturellement que je l’ai laissé attraper mon boobi à peine sorti de mon ventre.

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#BreastfeedingActiveMum #NotIncompatible

Ce récit d’allaitement – qui s’apprête à commencer, si si ! – ne cherche pas à se la raconter, à être pédant ou hautain, bien au contraire. Je tiens à le préciser, car mon allaitement s’est vraiment bien passé, dans le sens où je n’ai pas eu les fameuses crevasses, mastites et autres complications sévères. Donc j’aimerais parler tranquillement de mon expérience, car elle pourra peut-être aider d’autres parents et futurs parents.

Avant la naissance, j’ai eu un cours particulier avec ma sage-femme dédié à l’allaitement. Je ne sais plus si je vous ai déjà parlé d’elle, mais elle tourne en boucle sur une phrase que j’adore particulièrement : « la nature est bien faite« . Entrecoupé de « Je ne vous parle pas des crèmes anti-crevasses, car vous n’en aurez pas. » (de crevasses, pas de crème, elle ne m’aurait pas laissé agoniser devant elle non plus 😀 ). Elle m’a indiqué qu’il faudrait que le lardon attrape bien mon téton, dès le début, car c’est quand ils pincent l’extrémité que ça se passe mal. Du coup, dès la fameuse tétée d’accueil, je me suis retrouvée à essayer de lui enfoncer mon téton au fond du gosier (si, si, mais t’inquiètes pas, les bébés sont conçus pour !) de manière à ce qu’il ait le plus de facilité possible à téter. A boire ce liquide étrange, jaune, qu’on appelle colostrum. Juste après la tétée, je tirais une petite goutte de plus pour m’en badigeonner le téton, histoire de le protéger et de nourrir la peau en prévention. Et on a continué comme ça pendant des semaines et des semaines. Aujourd’hui, à 6 mois et demie, l’allaitement continue et je n’ai encore jamais eu de crevasses.

PAR CONTRE ! Le lardon dormait facilement cinq heures la nuit entre deux tétées, dès le début, et mes seins n’ont pas vraiment apprécié. Mes draps non plus, d’ailleurs. Je me réveillais à chaque fois inondée, couverte de lait, les boobies gonflés comme deux obus et chauds comme la braise (l’Homme témoignera que malgré les apparences, ceci n’a rien de sexy ! 😀 ), ce qui était parfois vraiment douloureux. Il m’est arrivé une fois ou deux de faire couler le trop-plein au-dessus de la baignoire, car le lardon dormait et n’était pas disposé à m’aider. Mais honnêtement, ces désagréments-là sont vite oubliés face aux bons côtés : l’allaitement est pratique, économique, et c’est un vrai moment de douceur complice. Remarque que, quand je vois l’Homme lui donner le biberon du soir (on en parle plus bas), je peux vous assurer que « douceur » et « complice » sont deux termes qui s’appliquent tout aussi bien.

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Et ça c’est moi devant la scène.

J’ai repris le travail au bout des 10 semaines de congé, et j’avais fait le choix de ne pas m’arrêter d’allaiter pour autant. Avec une ordonnance de ma sage-femme, j’ai donc loué un tire-lait à la pharma. Pour celles que cela intéresse, c’est un Kitett double, entièrement remboursé par la sécu jusqu’à preuve du contraire (j’attends de voir si la pharmacie me réclame une facture quand je le rapporterai… héhé). Une fois apprivoisé, c’est devenu un bon pote à moi qui me permet de faire du stock que j’emmène chez la nounou le lendemain. Je tirais deux fois par jour, dans l’infirmerie mise à disposition pour moi (le code du travail oblige l’employeur à cela), puis je suis passée à une fois seulement le midi depuis deux semaines.

Fatigue du boulot et de l’allaitement aidant, quand le lardon a eu cinq mois et ne faisait plus ses nuits depuis presque un mois, le docteur a diagnostiqué que je n’avais plus assez de lait le soir. Par conséquent, il tétait (en pleurant à la fin), s’endormait, et se réveillait affamé trois ou quatre heures plus tard. Nous sommes donc passés sur un méga bib de lait artificiel le soir, et progressivement, il a commencé à bien mieux dormir la nuit. Pour l’instant, on touche du bois 😉 Donc au final, les repas du lardon, ça donne ça :

  • Tétée le matin (moment câlin) (ça rime)
  • Bib de lait maternel le midi avec sa p’tite purée (chez nounou)
  • Bib de lait maternel à 16h avec sa p’tite compote (toujours chez nounou)
  • Bib de lait artificiel le soir !

Et le weekend c’est 100% tétées, sauf le soir. Pour le moment c’est une organisation qui roule, on verra comment ça se passe par la suite. Je n’ai pas d’objectif de durée sur cet allaitement, je sais juste que je m’arrêterai avant qu’il demande un scooter parce que sinon ça va jaser haha 🙂 Mais nous voulions tenir jusqu’à 6 mois, c’est chose faite, maintenant c’est du bonus et quand il en aura marre, il le fera savoir…

… Sachant qu’il a déjà essayé de m’arracher le boobi avec ses nouvelles petites incisives, ça promet. 😀

Série TV : Stranger things

En cette période de dèche estivale, et alors que l’on se console doucement de la fin de Banshee en attendant la prochaine saison de Game of Thrones, Netflix nous offre une pépite inattendue : la série Stranger Things. Je vous propose d’en découvrir d’abord le pitch, puis je vous expliquerai (thèse, antithèse et synthèse évidemment !) pourquoi elle a constitué un véritable coup de coeur. Garanti 100% sans spoilers !

De quoi s’agit-il ?

A Hawkins, en 1983 dans l’Indiana. Lorsque Will Byers disparaît de son domicile, ses amis se lancent dans une recherche semée d’embûches pour le retrouver. Dans leur quête de réponses, les garçons rencontrent une étrange jeune fille en fuite. Les garçons se lient d’amitié avec la demoiselle tatouée du chiffre « 11 » sur son poignet et au crâne rasé et découvrent petit à petit les détails sur son inquiétante situation. Elle est peut-être la clé de tous les mystères qui se cachent dans cette petite ville en apparence tranquille…

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Pourquoi je vous la conseille ?

Un pitch qui commence par [Nom de ville américaine], en [Date inférieure à 1990] dans [Petit Etat Américain], je ne sais pas vous, mais moi ça m’inspire. Je sens des relents de Stephen King, j’imagine les bourgades glauques où poissent les secrets lourds comme des nuages de pollution. Je vois les regards en coin jetés par-dessus les zincs de bars surannés, les voitures qui tuent des gens et les clowns qui squattent les égouts. Alors, si en plus on y ajoute un mystérieux complot et une non moins mystérieuse disparition, je ne réponds plus de rien !

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Source

Le pilote nous le confirme très vite : si Stranger Things n’est pas gore, elle saura toutefois vous mettre mal à l’aise. Mal à l’aise, à la sauce King : Matt et Ross Duffer nous emmènent immédiatement avec eux dans la ville fictive d’Hawkins. Les protagonistes ont une douzaine d’années et jouent à Donjons et Dragons jusqu’à ce que leur mère, à la mise en pli so eighties, les appelle pour le dîner. Impossible de ne pas s’attacher immédiatement à ces quatre gamins, qui évoluent avec aisance dans un univers éveillant notre nostalgie.

Mais l’insouciance de l’enfance s’évapore lorsque l’un d’entre eux disparaît brusquement. Avec cette fougue de leurs treize ans, les trois autres se lancent à corps perdu dans une enquête pour le retrouver. Très vite, ils vont se retrouver sur la route d’Eleven – Elv, une fille affamée au crâne rasé qui crache à grand peine trois mots de vocabulaire. Lorsqu’elle reconnait leur ami disparu sur une photo, l’évidence s’impose : elle sait ce qui s’est passé. Mais ça la terrifie…

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Autour de ces gamins gravite une petite brochette d’acteurs, parmi lesquels une Winona Ryder parfaite en mère rongée par l’anxiété et David Harbour. Lui campe un flic bourru, blessé par la vie, que son quotidien blasait complètement jusqu’à ce qu’il comprenne que la disparition du petit Will était peut-être l’enquête de sa vie. D’autres personnages, de prime abord moins importants, se révèlent finalement bien construits et attachants à leur tour : je pense à Nancy Wheeler et Jonathan Byers, les grands frères et soeurs des gamins.

Au final, chaque épisode – au nombre de 8, d’une durée d’une heure environ – vous absorbe complètement et vous laisse systématiquement sur votre faim. Au fur et à mesure que le dénouement se dessine, on se prend au jeu, on vibre avec les héros, riant ou pleurant en même temps qu’eux. Certaines scènes sont magiques : si je vous dis guirlande, vous verrez sûrement de laquelle je parle…

Si j’avais un petit bémol toutefois, ce serait le fait qu’une saison 2 est déjà prévue. A mon avis, Stranger Things aurait mérité d’être ce petit shot de plaisir à durée déterminée, à l’instar de « And then there were none », « 22.11.63 » (<3) ou « Harper’s Island ».

Et vous ? Avez-vous vu, aimé, détesté Stranger Things ? 🙂

About miracle mornings

Mais c’est quoi, le miracle morning ?

Il y a quelques mois maintenant, Hal Elrod a mis un grand coup de pied dans la fourmilière de nos vies quotidiennes avec son livre Miracle morning. Phénomène planétaire, il y prône une vie plus épanouie, plus riche, plus satisfaisante grâce à un principe très simple : levez-vous très, très tôt le matin et prenez le temps de faire des choses pour vous. Mais lorsqu’on dit « très tôt », c’est vraiment tôt, on parle de 5h30 du matin.  L’idée, c’est de profiter de cette fenêtre de temps supplémentaire pour :

  1. Réussir à vous lever facilement
  2. Prendre le temps de faire des choses pour vous
  3. En cumulant ces morceaux de temps personnel, réaliser ses rêves.

Dit comme ça, c’est sûr que ça fait rêver. Et si notre véritable moi, celui qui brille et qui est épanoui, n’était finalement qu’à un réveil matinal de notre nous actuel ?

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Alors oui mais…

Plusieurs choses me dérangent avec cette méthode et je vais essayer de les exposer de manière ordonnée.

D’abord, ça me fait penser à tous ces posts, articles ou memes qui présentent des gens ordinaires ayant accompli des actions extraordinaires, du moins pour eux, et qui concluent avec un bon gros « What’s your excuse ? » Une façon de sous-entendre que, si tu n’as pas fait tes cinq heures de sport chaque jour après ton accouchement alors que Madame Untel a bien réussi, bah, t’es quand même pas loin d’être une looseuse. Que Madame Untel ait réellement fait ça, c’est une chose, et si elle y trouve son compte tant mieux pour elle. Mais qu’on ne vienne pas me présenter sa performance personnelle comme une échelle de comparaison avec ma propre vie.

C’est ce premier point qui m’ennuie avec le Miracle Morning. Tel que je le vois, j’ai l’impression qu’il dit aux autres, à ceux qui n’arrivent pas à se lever facilement, quelque chose comme « Hé les baltringues, faites un effort, vous n’êtes qu’à 70% de ce que vous pourriez être, c’est quoi votre excuse ? ». Or on peut très bien avoir une vie épanouie et en être fier, même si le réveil ne sonne qu’à 6h40… Et même si l’on trouve que c’est encore bien trop tôt pour se lever.

Ensuite, comme toutes les méthodes, celle-ci propose une liste de six choses à faire le matin, le Life S.A.V.E.R.S (là encore le champ lexical m’agace un peu). Voici l’acronyme déroulé :

  1. S – Silence
  2. A – Affirmations
  3. V – Visualization
  4. E – Exercise
  5. R – Reading
  6. S – Scribe

Il s’agit donc, de prendre du temps pour méditer, pour lire, écrire, faire du sport, et plus nébuleux : affirmer et visualiser. Se répéter, à soi, des phrases décrivant la personne que l’on souhaite devenir et visualiser notre journée en se concentrant sur les émotions positives que cela nous évoque.

Mais est-ce que, avec cette méthode tout de même très dirigiste, on n’irait pas justement à l’encontre de nos individualités ? Si cela convient à l’un de se poser en silence avant de se répéter qu’il est beau, puis de lire quatorze pages de son roman et d’écrire trois alexandrins, ce ne sera pas le cas de tout le monde ! Qui est Hal Erold pour dire que ces six actions feront de nous des êtres accomplis ?  Je n’ai pas lu son livre et donc je ne peux que supposer – espérer – que ces six actions sont adaptables à chacun, mais je n’aime pas l’idée de devoir se forcer, de faire quelque chose « parce qu’il faut », sans que cela ait réellement un sens pour nous.

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Perso, depuis ma reprise du boulot en Juin dernier, dès que j’entendais le réveil sonner, j’enfilais ma brassière, un pantalon, et je descendais pour vingt-cinq minutes de fitness. Un moment à moi seule, accompagnée par la fraîcheur du matin et le coaching vidéo sur Youtube. Après ça, c’était parti pour la douche, le petit déj en écoutant la radio (et en amoureux, c’est plus sympa), puis le thé à savourer pendant la tétée du matin, avec un peu de lecture. Mon morning n’avait rien de miracle mais je peux te dire que c’était une très belle façon de commencer la journée.

J’en parle au passé parce que depuis trois semaines, le vénérable lardon ne fait plus du tout ses nuits. Difficile de savoir si c’est parce qu’il a mal au ventre, parce qu’il a appris à se retourner, parce que gencives ou parce qu’il fait très chaud dans sa chambre, mais toujours est-il qu’au lieu des fameuses nuits annoncées à partir de 4 mois, nous sommes passés à 2, 3, 4 réveils nocturnes… Comme c’étaient les vacances, le rythme avait changé, et on verra à la reprise si je reprends le sport du matin ou si je profite pour prolonger un peu ma nuit.

Quoi qu’il en soit, je ne me flagelle pas parce que je n’arrive plus à me lever tôt… Si en ce moment j’ai besoin de sommeil, bah c’est comme ça. Demain j’aurai peut-être besoin de muscler mes obliques, après-demain de presser mes oranges fraîches tous les matins. Je pense qu’être épanoui, ça commence par faire un maximum de choses qui nous font du bien, qui nous font plaisir. Et pas suivre à la lettre des consignes qui prétendent nous emmener à cet état de grâce. Par contre, si l’on a un projet, un rêve ou un idéal à atteindre, l’idée du miracle morning n’est pas déconnante. Elle suppose toutefois qu’on ait pas trouvé de meilleur créneau dans la journée pour se consacrer à son projet. Certains sont ultra-performants le matin, d’autres le midi, d’autres tard le soir… Dans tous les cas, l’idée est toujours de s’adapter à ses propres besoins. J’ai peur que le miracle morning fasse encore culpabiliser des gens qui ne sont tout simplement pas faits pour ce mode de vie.

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Dernier point, soulevé à juste titre par Hal Erold : il faut avant tout travailler sur notre façon de se réveiller. Et le réveil chez nous, ce n’est certainement pas un snooze qui hurle à l’oreille ou un robot qui court se planquer à l’autre bout de la chambre en sonnant à pleins haut-parleurs. De la même façon que mes parents ne me réveillaient pas en allumant le plafonnier et en soufflant dans une vuvuzela, je pense que la douceur est essentielle à un bon réveil. Alors certes, parfois on ne saute pas immédiatement du lit, parfois on lézarde en maudissant cette nécessité de se lever, parfois il faut un gros coup de pied au cul et certains ont besoin d’un Manson hurlant à leur oreille pour sortir du lit. Mais pour se réveiller en forme, il existe aussi des méthodes assistées, comme les bracelets électroniques qui détectent dans quelle phase du sommeil vous êtes, et vous réveillent justement au meilleur moment. Avec l’exercice il paraît qu’on peut adapter l’heure de son coucher pour se réveiller au bon moment le matin – ce qui semble logique puisque nos cycles de sommeil ont une durée connue. Il n’y a pas forcément besoin de se réveiller à 5h30 et d’aller méditer pour se réveiller correctement et passer une journée épanouissante.

Enfin, c’est mon point de vue  🙂

Et vous ? Avez-vous testé la méthode ? Qu’en pensez-vous ? Avez-vous un rituel du matin qui vous fait kiffer vos journées ? (et accessoirement, un ou plusieurs lardons qui vous le piétinent allègrement ? 😀 )

DIY – La toile lyrics

Et non pas lyrique ! Ici, il s’agit bien de paroles de chanson. En fait, je suis toujours dans les travaux/déco de la chambre du rez-de-chaussée, celle qui n’a pas de peinture aux murs et où j’ai thanatopracté mon ficus ici.

En attendant que nous trouvions le temps de finaliser les murs, j’ai filé chez Action un beau matin de congé mat’, et je suis ressortie avec une grande toile blanche à moins de 4 euros – hé ouais, c’est exactement ça la magie d’Action 🙂 ! Je n’avais pas encore d’idée précise en tête, mais à ce prix-là j’avais envie de me faire plaisir.

D’abord, j’ai eu envie d’une toile noire sur laquelle j’aurais disposé des pétales dorées en cercles concentriques, un peu comme là-dessus :

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Ah c’est marrant, ça vient de Pinterest ! #TiensDonc

J’ai donc ressorti mes classeurs d’échantillons de papier peint, qui s’ils ne seraient esthétique dans aucune décoration, ont au moins le mérite de me servir sur différents petits projets maison. C’est mon côté au-cas-où-tiste qui parle, mais n’empêche qu’avoir plein de papiers, c’est comme avoir plein de tissus : un jour, ça servira. Peut-être. 🙂

Après avoir consciencieusement découpé mes pétales, je les ai disposées sur ma toile préalablement peinte en noire, et là… Surprise ! Je trouvais ça super moche. Genre, gros raté. C’était au début de l’Euro de football et la toile naufragée a traîné dans le salon jusqu’à la finale tragique contre le Portugal. Entre temps, j’ai eu une autre idée. Elle a germé, germé, et j’ai fini par la mettre à exécution hier, pendant une sieste du lardon. C’est rapide, plutôt facile, et je suis fan du résultat. Comme ce tableau ira dans une chambre, j’ai choisi des paroles de chanson qui évoquent le sommeil : celles d’Eurythmics, Sweet dreams are made of this. Comme c’est une chanson qui n’évoque pas exactement les petits moutons au pays des rêves, j’ai choisi une police d’écriture particulière et une méthode – le pochoir – qui me permettait d’obtenir un résultat irrégulier, un peu « grunge ». Je vous laisse juger, le DIY est ci-dessous ! 🙂

La toile Lyrics

Il faut :  

  • une toile sur canevas
  • de la gouache blanche
  • un pinceau assez fin et surtout précis
  • un cutter
  • un PC et éventuellement une imprimante
  • une feuille A4 pas trop épaisse

Les étapes :

  1. Si vous avez une imprimante, écrivez les lettres qui reviennent dans votre phrase (ici, i, f, h, s et S, o, e, a, m, w, t, d et r pour Sweet dreams are made of this), dans une police en gras et assez gros. J’ai choisi l’inimitable Courier New.
  2. Imprimez les lettres, ou si vous n’avez pas d’imprimante comme moi, mettez la luminosité de l’écran à fond et placez une feuille blanche dessus pour décalquer les lettres par transparence.
  3. Découpez au cutter ou au scalpel (pour un résultat moins irrégulier, mais moi ce n’est pas ce que je voulais), le contour des lettres.

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4. Positionnez le pochoir sur la toile. Eventuellement vous pouvez faire le repérage préalable des lettres au crayon à papier, mais tout léger léger dans ce cas.

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5. Sur cette photo, je n’avais pas été maline : il vaut mieux découper chaque lettre pour obtenir des pochoirs individuels, sinon bonjour l’attente entre deux séchages 🙂 Bref, c’est le moment de positionner sa lettre et de tamponner au pinceau. Attention à bien plaquer le papier contre la toile, sinon bavures…

6. Pour finir, j’ai repris mon pinceau sans le pochoir et j’ai passé une seconde couche sur mes lettres.

Et voilààà ! C’est tout 🙂

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En la découvrant, l’Homme m’a demandé si c’était normal que tout l’espace en haut à gauche soit vide, et j’ai répondu avec un grand soupir de diva. Il m’a donc dit : « Ah, je vois : c’est de l’art, c’est ça ? »

Il a tout compris 🙂

A few words between brackets

La vie frappe, partout, tout le temps. Dans les AVC, les cancers, les accidents de la route, les attentats, les coeurs qui cessent de battre sans aucune explication. D’abord on grandit en se disant que cela n’arrive qu’aux autres. Puis, comme si l’on était dans une forêt par un orage, la foudre commence à frapper de moins en moins loin. Elle finit par nous atteindre au coeur, coupant nos souffles et l’insouciance de nos élans. Hébété, on tombe à genoux. On pleure parfois, on crie beaucoup, on sent gonfler la colère et l’incompréhension. Puis lentement, on se souvient qu’on n’a rien à faire là, assis par terre dans une forêt humide. Il y a des gens qui nous attendent, des choses à voir, à faire, à lire. Le coeur est plus lourd et il se strie de cicatrices qui pâliront avec le temps.


Moi par exemple, j’ai le coeur plus lourd encore à l’annonce de cette nouvelle attaque à Nice, peut-être parce que le lardon dort à côté de moi. Pourtant, j’ai déjà une jolie collection de cicatrices – mais je découvre un sentiment nouveau, qui ressemble à de la peur.

Je crois qu’il n’y a pas grand chose d’autre à faire qu’aimer et instruire nos enfants. Les aimer pour qu’ils comprennent l’intérêt de protéger la beauté du monde, les instruire pour qu’ils sachent comment le faire.

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